Pour mieux comprendre tous ces changements, prenons une famille « type » : mariés, deux enfants, vivant en périphérie d'une grande ville. Les parents travaillent tous les deux et en cumulant leurs deux salaires, gagnent en moyenne 2 500 euros nets par mois. Quelles sont les impacts de cette rentrée sur leur portefeuille ?
Les transports : en attendant Fillon
Les transports sont le deuxième poste de dépenses, derrière le logement, pour une famille de ce type. Si l'on considère que comme trois salariés sur quatre, les parents quittent chaque matin leur commune en voiture pour aller travailler, ils pourront constater en cette rentrée une baisse moyenne de 10 à 15 centimes par litre de gazole par rapport à mai dernier.
Notre famille peut en plus espérer les mesures d'aide annoncées par François Fillon, à savoir la prise en charge par les employeurs d'une partie des frais d'essence.
Par ailleurs, ceux qui empruntent l'autoroute doivent savoir que les prix des péages pourraient augmenter.
En revanche, si jamais notre famille type utilise les transports en commun, mauvaise nouvelle : à compter du 1er septembre, dans de nombreuses villes de France, les tarifs sont en hausse (+ 3% en Ile-De-France, + 4,15% à Rennes, + 7,7% à Grenoble...).
L'école : le primaire rénové
Notre famille a deux enfants, l'un en primaire, l'autre au collège. Du point de vue financier, les revenus de notre famille dépassant de peu les 27 000 euros par an, ils ne toucheront pas, contrairement à 3 millions de familles, l'allocation de rentrée scolaire - 560 euros pour 2 enfants. Cependant, elle pourra se référer à la « liste Darcos » pour économiser sur l'achat des fournitures scolaires (Pour plus d'infos sur la question, cliquez ici).
Enfin, si notre famille l'avait souhaité, elle aurait pu profiter de la suppression de la carte scolaire pour changer ses enfants d'établissement, et peut-être rogner sur certains frais. Des établissements, du moins les écoles primaires, qui devront cette année accueillir les élèves si plus d'un enseignant sur quatre est gréviste. Ainsi, les parents ne seront plus obligés de prendre des jours de congés ou de payer une baby-sitter.
Impôts : des bonus-malus en perspective
Peu de nouveauté concernant la fiscalité, si ce n'est que notre famille pourra désormais bénéficier d'un crédit d'impôt sur les dépenses engagées pour rémunérer une baby-sitter. Elle pourrait en outre découvrir les bonus-malus écologiques pour l'achat d'un téléviseur, d'un ordinateur ou d'un congélateur, comme c'est déjà le cas pour les nouvelles voitures depuis le début de l'année.
Energie : espérer que le fioul ne flambe pas
Si l'on considère que, comme près d'un foyer sur trois, notre famille se chauffe au fioul domestique, elle devra surveiller que celui-ci ne repasse pas au-dessus d'1 euro le litre comme en juillet. D'autant qu'elle ne reçoit pas d'aide spécifique en la matière. Pour rappel, une "aide à la cuve" de 150 euros est accordée depuis 2007 aux ménages non imposables. Un nouveau tarif spécial de solidarité est ouvert pour le gaz concernant ceux dont les ressources n'excèdent pas 620 euros par mois.





