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Reçue lundi sur TF1, Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, a estimé que le président Nicolas Sarkozy était très décalé par rapport aux Français avec lesquels il a dialogué sur la même chaîne lundi. "J'ai trouvé le président de la Républiq
PARIS (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti socialiste français Martine Aubry a estimé sur TF1 que le président Nicolas Sarkozy était très décalé par rapport aux Français avec lesquels il a dialogué sur la même chaîne lundi.
La chaîne a accordé dix minutes d'antenne mardi au chef du principal parti d'opposition, alors que Nicolas Sarkozy avait bénéficié la veille de plus de deux heures, dans le journal puis dans une émission de dialogue avec un panel de Français spécialement conçue pour lui.
Martine Aubry a estimé que les déclarations du chef de l'Etat marquaient un contraste cruel avec celles de ses interlocuteurs du "panel".
"J'ai trouvé le président de la République en grand décalage par rapport à ce que vivent les Français aujourd'hui et peut-être, et surtout - c'est ça le plus inquiétant - en panne de réponses, de solutions", a-t-elle dit.
Elle s'est étonnée de voir que le président de la République n'avait annoncé aucune mesure concrète, notamment sur le dossier des banques.
"J'ai trouvé inquiétant, alors que la France a tant d'atouts, qu'il n'apporte pas de solutions", a-t-elle dit.
Martine Aubry juge aussi étonnant que Nicolas Sarkozy annonce une baisse du chômage en 2010, alors que les prévisions officielles, a-t-elle rappelé, disent le contraire.
Elle demande une relance de la consommation et la prolongation de l'indemnisation du chômage pour le million de personnes qui doivent arriver en fin de droits cette année.
Selon elle, cette mesure est possible financièrement. "On a pris des mesures exceptionnelles pour les banques et on n'en prendrait pas pour les chômeurs ?", s'est-elle interrogé.
A quelques semaines des élections régionales, le premier secrétaire du PS a répété qu'elle estimait son parti en mesure de remporter la victoire dans les 22 régions métropolitaines. Il en détient actuellement 20.
"Je pense que c'est possible, parce que les Français aujourd'hui nous font confiance, ils savent ce qu'ont fait nos régions, ils savent les projets qui sont les nôtres", a-t-elle dit.
Elle estime que sa popularité croissante peut la conduire ailleurs. "Ca me donne des ailes pour préparer un autre projet qui redonnera l'espoir aux Français (... ) pour que nous préparions avec toute la gauche un autre projet de société."
Thierry Lévêque, édité par Nicole Dupont