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Les apparentes divergences entre Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie concernant une aggravation des sanctions pénales en France résultent d'un défaut d'information de cette dernière, estime le ministre de l'Intérieur. /Photo prise le 13 octobre 2009/R
PARIS (Reuters) - Les apparentes divergences entre Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie concernant une aggravation des sanctions pénales en France résultent d'un défaut d'information de cette dernière, estime le ministre de l'Intérieur.
"Il n'y a pas de problème" avec la garde de Sceaux, a assuré Brice Hortefeux sur RTL.
La ministre de la Justice a jugé dimanche inutile d'aggraver les sanctions pénales contre les agresseurs de personnes âgées, comme l'avait proposé la veille son collègue de l'Intérieur, devant l'émotion suscitée par le meurtre d'un couple de retraités modestes à Pont-Saint-Maxence (Oise).
Brice Hortefeux a affirmé mardi que cette idée avait été "discutée, précisée, évoquée, tranchée à l'occasion de réunions chez le Premier ministre", puis "votée la semaine dernière par la commission des lois à l'Assemblée nationale".
"Il y a eu visiblement un défaut d'information", a dit Brice Hortefeux.
"Il est dommage que la ministre de la Justice n'ait pas été bien informée mais j'insiste, cela n'est pas grave, parce qu'avec Michèle Alliot-Marie, nous nous rejoignons certainement sur l'objectif qui est d'assurer effectivement la tranquillité de nos concitoyens".
Brice Hortefeux a mis en avant son souci de préserver la solidarité gouvernementale.
"Je pratique la solidarité gouvernementale. Il peut y avoir des débats, des nuances, des interrogations, mais ne comptez pas sur moi pour les exprimer devant les médias", a-t-il dit.
Elizabeth Pineau, édité par Pierre Sérisier