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Les écologistes de Languedoc-Roussillon ne seront pas la "roue de secours" du Parti socialiste pour battre le président de région sortant Georges Frêche, prévient LA dirigeante des Verts Cécile Duflot. En marge de la présentation de son programme pour les
PARIS (Reuters) - Les écologistes de Languedoc-Roussillon ne seront pas la "roue de secours" du Parti socialiste pour battre le président de région sortant Georges Frêche, prévient Cécile Duflot.
La dirigeante des Verts n'a cependant pas totalement fermé la porte à une "solution politique particulière" dans la région, où le PS a décidé de présenter une liste concurrente face à Georges Frêche après un nouveau dérapage verbal de ce dernier.
En marge de la présentation de son programme pour les régionales en Ile-de-France, la candidate d'Europe Ecologie s'est élevée contre les atermoiements de la direction du PS et ses méthodes "hégémoniques".
"On attend de voir comment les choses se passent localement. En ce qui nous concerne pour l'instant, nous ne voyons pas au motif de quoi nous devrions devenir une sorte de roue de secours aux difficultés du Parti socialiste en Languedoc-Roussillon", a-t-elle expliqué à la presse.
Cécile Duflot a expliqué que la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, avait annoncé aux écologistes son intention de les rejoindre la semaine dernière, ne réclamant que la tête de liste dans l'Hérault.
Mais depuis, après les propos de Georges Frêche sur Laurent Fabius et sa "tronche pas catholique", le PS a décidé d'investir Hélène Mandroux à la tête de sa liste alternative socialiste et multiplie, en vain pour l'instant, les appels au rassemblement de la gauche.
"En trois jours, la direction nationale du Parti socialiste a changé totalement de position à moins de deux mois de l'élection alors que ce n'était pas un problème nouveau", a dénoncé Cécile Duflot.
"Nous ne voudrions pas que la dynamique (créée par Europe Ecologie) en lien avec les électeurs qui espèrent un changement à gauche soit en un instant blackboulée par une embardée du Parti socialiste après des années d'atermoiement", a-t-elle dit.
Elle s'est défendue de tout "chantage" à l'égard du PS.
Le Languedoc-Roussillon, "nous avons toujours dit que c'était une situation très particulière qui ferait le cas échéant l'objet d'une solution politique particulière", a-t-elle expliqué. "Nous sommes déterminés à trouver les meilleurs moyens pour qu'une alternative politique à Georges Frêche gagne en Languedoc-Roussillon", a-t-elle ajouté.
Laure Bretton, édité par Yves Clarisse