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Dominique Strauss-Kahn a déclaré jeudi qu'il pourrait se "reposer la question" de son éventuelle candidature à la prochaine présidentielle française, en 2012. /Photo prise le 2 décembre 2009/REUTERS/Yuri Gripas
PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn a relancé les spéculations sur son éventuelle candidature à la présidentielle française de 2012 en déclarant qu'il pourrait se "reposer la question" dans certaines circonstances.
Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a cependant pris le soin de préciser sur RTL qu'il avait "à ce jour (...) l'intention de faire (s)on mandat" qui court jusqu'en octobre 2012.
"Si vous me demandez si, dans certaines circonstances, je pourrais me reposer la question, la réponse est: 'oui, je pourrais me reposer cette question'", a dit l'ancien ministre socialiste de l'Economie, qui est régulièrement interrogé sur ses velléités de revenir dans le jeu politique national depuis qu'il a pris la tête du FMI à l'automne 2007.
Pour l'instant, pour "l'ensemble des gens qui ont eu des responsabilités politiques dans notre pays" et qui pourraient envisager d'être candidat à la succession de Nicolas Sarkozy "la question ne se pose pas non plus", a-t-il fait valoir.
"Je comprends qu'on se pose cette question. Comprenez que je n'y apporte pas de réponse aujourd'hui", a souligné Dominique Strauss-Kahn.
Les sondages placent souvent "DSK" dans le peloton de tête des personnalités de gauche que les Français voudraient voir briguer l'Elysée.
Dans le dernier en date, publié dimanche dans le Journal du Dimanche, 23% des Français souhaitent que Dominique Strauss-Kahn représente le Parti socialiste à la présidentielle.
AUBRY "RÉUSSIT TRÈS BIEN" À LA TÊTE DU PS
Tout en soulignant les "qualités" de "DSK", Christine Lagarde a estimé que le chef du FMI avait mieux à faire que de rêver à la présidentielle française.
"Il a beaucoup, beaucoup à faire, donc j'espère qu'il n'y pense pas tous les matins. Qu'il se prépare pour l'avenir et qu'il ouvre des possibles, c'est un homme de qualité qui peut avoir le choix de son avenir, il a déjà un grand passé", a déclaré la ministre de l'Economie sur Radio Classique.
Parmi les sympathisants socialistes, Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry, qui faisaient tous deux partie de la "Dream Team" ministérielle composée par Lionel Jospin en 1997, font désormais quasiment jeu égal en vue de 2012.
En 2008, l'ancienne ministre des Affaires sociales a pris la tête du PS portée par une alliance entre les partisans de Dominique Strauss-Kahn et ceux de Laurent Fabius.
"Elle réussit très bien dans la mission difficile dans laquelle elle est engagée", a estimé le dirigeant du FMI sur RTL. "Tous ceux qui avaient été critiques sont un peu le bec dans l'eau", s'est-il félicité.
Le succès et la popularité de l'une n'inquiètent pas l'autre, a assuré le lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis sur LCI.
"Je crois que nous n'avons pas été pour rien dans la réussite de Martine Aubry et j'espère que cela va aller de mieux en mieux", a expliqué le secrétaire national du PS.
Parler des candidatures présidentielles, "je crois tout simplement que c'est trop tôt", a-t-il ajouté.
"Les Français ne sont pas dans cette séquence (...) le Parti socialiste n'est pas prêt et (...) nous ne savons pas encore quelle sera la conjoncture économique, sociale et politique de la présidentielle."
Le PS s'est engagé à organiser des primaires pour désigner son candidat à la présidentielle de 2012.
Aucune date n'a été fixée pour l'instant mais certains plaident pour qu'elles se tiennent le plus tard possible afin de ne pas en exclure d'office Dominique Strauss-Kahn.
Laure Bretton, édité par Grégory Blachier