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Etat des lieux du stress au travail dans 1.500 entreprises

PARIS - Misant sur un effet de publicité, le ministère du Travail a, comme promis, publié un "état d'avancement" de la prévention du stress dans...

REUTERS |  RMC.fr  |  18/02/2010
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Etat des lieux du stress au travail dans 1.500 entreprises
© Reuters Le ministère du Travail a publié un "état d'avancement" de la prévention du stress dans 1.500 grandes entreprises en France. Aucun poids lourd du CAC 40 ne figure dans la liste "rouge" où l'on relève en revanche des filiales de groupes étrangers ou des in
PARIS (Reuters) - Misant sur un effet de publicité, le ministère du Travail a, comme promis, publié un "état d'avancement" de la prévention du stress dans 1.500 grandes entreprises en France.
Aucun poids lourd du CAC 40 ne figure dans la liste "rouge" où l'on relève en revanche des filiales de groupes étrangers ou des institutions comme l'Institut Curie, le Secours catholique ou l'Agence France-Presse. Mais cette liste est faussée par le fait qu'elle englobe aussi bien les entreprises qui ont répondu négativement au questionnaire du ministère que celles, au nombre de 600 - soit plus d'un tiers -, qui n'ont pas répondu.
Parmi les bons élèves, classés en vert, figurent des leaders français comme EDF, L'Oréal, Danone, Sodexo, Sanofi-Aventis ainsi que les grandes banques, Banque de France comprise.
Face à l'émotion suscitée par une série de suicides à France Télécom, le ministre du Travail, Xavier Darcos, avait enjoint en octobre les entreprises de plus de 1.000 salariés d'ouvrir des négociations sur la prévention du stress au travail avant le 1er février 2010.
La liste publiée jeudi sur le site travailler-mieux.gouv.fr, consultable région par région, indique le degré d'avancement des entreprises dans ces négociations et la mise en oeuvre d'une politique de prévention du stress.
Sur les 900 entreprises qui ont répondu, les 33% classées en vert ont d'ores et déjà dit avoir signé un accord de fond ou de méthode, ou engagé un plan d'action concerté impliquant les organisations syndicales et/ou les représentants du personnel.
Les entreprises classées en orange, plus d'une sur deux (55%), ont déclaré avoir engagé une ou plusieurs réunions de négociation d'un accord de fond ou de méthode sans qu'il y ait eu signature, ou avoir engagé des discussions avec les représentants du personnel sur un projet de diagnostic partagé et/ou un plan d'action.
FRANCE TÉLÉCOM DANS LA LISTE ... ORANGE
Dans cette catégorie orange, et sans jeu de mot avec sa filiale Orange France elle-même classée en rouge, le ministère a rangé France Télécom qui, apprend-on, a entamé des négociations sur le sujet et tenu 48 réunions mais sans qu'un accord n'ait encore été conclu.
"Les entreprises classées en orange ont vocation à passer dans le vert dans les prochains mois au fur et à mesure de l'aboutissement de leur travail de négociation", souligne le ministère sur le site.
Les 600 entreprises n'ayant pas répondu sont classées en rouge avec les 12% qui ont répondu négativement au questionnaire ou qui n'ont apporté aucun élément permettant de constater un engagement de négociation ou d'action sur le stress.
"Ces premiers résultats, encourageants, doivent inciter davantage d'entreprises à mettre en oeuvre l'accord national interprofessionnel de juillet 2008 sur le stress au travail", souligne Xavier Darcos dans le communiqué.
Ce texte, qui transposait en droit français un accord européen, vise à augmenter la prise de conscience du stress au travail par les employeurs et les travailleurs, et à leur fournir un cadre pour détecter ces problèmes et y remédier.
La France ne dispose pas d'enquête nationale spécifique sur le stress au travail mais les enquêtes périodiques de la Dares, au ministère de l'Economie, donnent des indications sur des facteurs pouvant déclencher ce mal.
Ainsi, plus d'un travailleur sur deux déclare-t-il travailler dans l'urgence, plus d'un sur trois reçoit des ordres ou des indications contradictoires, et un tiers des travailleurs disent vivre des situations de tension dans leurs rapports avec leurs collègues ou leur hiérarchie.
La publication de la liste du ministère du Travail intervient au lendemain de la remise au gouvernement d'un rapport qui préconise d'intégrer le bien-être des salariés dans les critères de rémunération des managers et dirigeants.
Le classement publié jeudi ne concerne que les entreprises de plus de 1.000 salariés. Pour les PME et les très petites entreprises, le ministre demande "la mise en place d'actions d'information sur les risques psychosociaux, les outils de diagnostic et les indicateurs d'action avec l'appui des services de santé au travail".
Véronique Tison, édité par Gilles Trequesser

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Par Ahonen - le 18/02 à 16:49
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Ils ne font rien !

J'ai travaillé 20 ans dans une entreprise de la région Toulousaine, un travail plus dur que la moyenne, nous avions un médecin du travail " incapable, qui abondait dans le sens de la direction ! Comment voulez-vous que l'on protège les salariés dans des conditions pareilles. J'ai appelé l'inspection du travail qui ne s'en est jamais préoccupée. La force est du coté de la direction donc votre sondage est caduque
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