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Une jeune femme de 26 ans tuée mardi à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) par son ex-compagnon avait vainement alerté ces derniers mois les autorités, selon ses proches et leur avocate. La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a demandé au procureu
PARIS (Reuters) - Une jeune femme de 26 ans tuée mardi à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) par son ex-compagnon avait vainement alerté ces derniers mois les autorités, affirment ses proches et leur avocate.
Après une conférence de presse où ils ont relaté ces faits, la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a demandé au procureur général de Paris une enquête sur "la prise en charge et le suivi des mesures de contrôle ordonnées à l'encontre de Mahamadou Doucouré", a dit un porte-parole du ministère.
Mahamadou Doucouré a été arrêté après le crime mercredi en compagnie de l'enfant du couple, grâce au déclenchement du dispositif d'"alerte enlèvement". Il a reconnu avoir tué son ex-compagne à coups de couteau.
Les proches de la victime et leur avocate, Me Marie-France Fontana, assurent que la victime avait vainement tenté d'alerter les autorités qu'elle risquait d'être tuée, se rendant à la police, écrivant selon eux à la justice et à la mairie.
"Elle a hurlé pendant six mois, elle a crié, vécu un calvaire pendant six mois pendant lesquels elle a dit 'je vais être tuée'. Elle n'a pas été entendue", a dit Me Marie-France Fontana sur I>Télé.
Le père, mis en examen pour une affaire de viol en réunion survenue en 2006, avait été un temps incarcéré et était depuis 2007 sous contrôle judiciaire dans ce cadre.
Sa dernière condamnation à une peine de prison avec sursis, pour des menaces écrites envers son ex-compagne, remontait à début février. Il était astreint dans ce cadre à une mise à l'épreuve avec interdiction de la rencontrer.
Le parquet avance que, malgré 11 "mains courantes" déposées par la victime au commissariat l'an dernier - de simples déclarations - rien ne laissait penser qu'un crime se préparait. Aucune plainte n'a été déposée, disent les magistrats.
Michèle Alliot-Marie proposera la semaine prochaine une réforme législative dans le cadre de l'examen d'un projet sur les violences faite aux femmes. Il s'agirait de permettre le placement sous bracelet électronique mobile des conjoints violents.
Ces dispositifs, réservés actuellement aux auteurs de crimes, ne sont pas opérationnels le plus souvent faute de moyens matériels, selon les syndicats de magistrats.
Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse