SOMMAIRE
tout le sommaire
© Reuters
Mobilisation des salariés de la raffinerie de Donges, vendredi dernier. Le Parti socialiste apporte son soutien aux salariés de Total en grève illimitée dans les six raffineries françaises du groupe pour protester contre d'éventuelles fermetures de sites.
PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste apporte son soutien aux salariés de Total en grève illimitée dans les six raffineries françaises du groupe pour protester contre d'éventuelles fermetures de sites.
Pour Benoît Hamon, porte-parole du PS, la direction de Total "n'est pas légitime à annoncer des suppressions d'emplois" et le gouvernement doit obtenir d'elle "une décision allant dans le sens de la responsabilité sociale".
"Il faut qu'on arrive à l'interdiction de licenciement pour les entreprises bénéficiaires", a déclaré Benoît Hamon lors d'un point de presse.
"Le Parti socialiste soutient un mouvement des salariés exemplaire parce qu'on est là confronté (..) à l'aberration d'un système où un groupe qui a réalisé 7,8 milliards d'euros de bénéfices entend aujourd'hui fermer une de ses raffineries et (...) en finir à terme avec toutes les activités de raffinage en France", a-t-il ajouté.
"La responsabilité est entre les mains du patron de Total et du gouvernement", a estimé le porte-parole du PS.
Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a reçu dimanche le directeur général de Total, Christophe de Margerie, pour évoquer la situation dans les raffineries du groupe.
"Il est temps que M. Estrosi qui a la convocation ultra-facile cesse de se contenter de décisions sans lendemain sauf à reporter les mauvaises nouvelles à après les (élections) régionales", a martelé Benoît Hamon.
Plus généralement, l'annonce d'un plan social à Philips, finalement annulé par la justice, ou les 3.000 suppressions de postes chez Sanofi-Aventis, selon les syndicats, témoignent de "la démission du gouvernement face à la disparition de l'emploi industriel en France", a déploré Benoît Hamon.
Laure Bretton, édité par Yves Clarisse