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Le trafic aérien sera perturbé en France à partir de mardi, jusqu'à samedi inclus, en raison d'une grève des aiguilleurs du ciel. Pour la journée de mardi, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes d'annuler 50%
PARIS (Reuters) - Le trafic aérien sera perturbé en France à partir de ce mardi, jusqu'à samedi matin, en raison d'une grève des aiguilleurs du ciel, a-t-on appris auprès de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).
Pour la journée de mardi, la DGAC a demandé aux compagnies aériennes d'annuler 50% de leurs vols sur l'aéroport d'Orly et 25% sur Roissy-Charles-de-Gaulle.
"Des perturbations sont attendues sur l'ensemble du territoire", prévient-elle lundi dans un communiqué.
Dans ce contexte, Air France prévoit d'assurer 100% de ses vols long-courriers sur les quatre jours de grève.
Pour les journées de mardi et mercredi, 75% de ses vols court et moyen-courriers seront assurés à Paris-Charles de Gaulle et 50% de ses vols court et moyen-courriers à Paris-Orly.
"On ne pourra pas exclure quelques annulations de vols en cours de journée. Des retards seront également possibles", ajoute la compagnie française dans un communiqué.
A Lyon, la direction de l'aéroport Saint-Exupéry annonce pour la journée de mardi 18 vols annulés (huit à l'arrivée, 10 au départ) sur 345 prévus. Des prévisions susceptibles d'évoluer, prévient-elle.
Cinq syndicats d'aiguilleurs du ciel appellent à une grève de cinq jours, en pleines vacances scolaires pour une partie de la France, face à la perspective du ciel unique européen.
Le Functional Airspace Block Europe Central (FABEC), signé en novembre 2008, associe six pays européens (Allemagne, Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas et Suisse) qui souhaitent moderniser la gestion du trafic aérien en termes de sécurité, de capacité, d'efficacité et de défis économiques.
L'intersyndicale (CGC, CGT, FO SNNA, FO, Unsa) craint que ce projet conduise au démantèlement de la Direction générale de DGAC et menace l'emploi et le statut de ses 12.000 agents.
Elle dénonce parallèlement la forte réduction des effectifs prévue pour 2010 et 2011 par le gouvernement dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).
Elizabeth Pineau, avec Catherine Lagrange à Lyon, édité par Yves Clarisse