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Total fait un geste, la pénurie menace dans 7 jours

PARIS - Le mouvement de grève dans les raffineries françaises de Total menaçait lundi de s'étendre bien que le groupe pétrolier ait consenti un...

REUTERS |  RMC.fr  |  22/02/2010
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Total avance son cce, la pénurie de carburants menace dans sept jours
© Reuters Dans une station-service niçoise. Le mouvement de grève dans les raffineries françaises de Total menace de s'étendre bien que le groupe pétrolier ait consenti un geste en avançant la date du comité central d'entreprise, qui doit examiner le sort de son in
PARIS (Reuters) - Le mouvement de grève dans les raffineries françaises de Total menaçait lundi de s'étendre bien que le groupe pétrolier ait consenti un geste en avançant la date du comité central d'entreprise qui doit examiner le sort de son installation de Dunkerque.
Les stocks de carburants disponibles pour approvisionner les stations-service ne sont plus que de sept jours, a estimé l'Union française des industries du pétrole (Ufip).
Mais le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a assuré que le gouvernement veillerait à éviter la pénurie.
"Le gouvernement prendra des dispositions pour que la France ne soit pas bloquée", a-t-il affirmé sur Europe 1, sans préciser quels moyens l'Etat pourrait utiliser pour assurer le maintien de la distribution de carburant.
La grève nationale débutée mercredi dernier dans les six raffineries françaises de Total bloque les expéditions de carburants à la sortie des usines et les salariés ont commencé à arrêter la production. Certains dépôts pétroliers sont également en grève.
"Il y a des mouvements d'achats dans les stations-essence depuis hier", a déclaré à Reuters Jean-Louis Schilansky, le président de l'Ufip, en estimant à sept jours les stocks disponibles.
Une source gouvernementale a toutefois déclaré que la France n'envisageait pas de puiser dans ses stocks stratégiques en l'état actuel de la crise.
La France possède au total douze raffineries, dont les six de Total où l'activité a cessé la semaine dernière en soutien aux salariés du site de Dunkerque, à l'arrêt depuis septembre.
Un appel à la grève a également été lancé dans deux raffineries du groupe américain Exxon Mobil en Seine-Maritime et dans les Bouches-du-Rhône, et à celle du groupe britannique Ineos à Lavéra, dans les Bouches-du-Rhône.
La CGT, majoritaire dans la profession, avait lancé dimanche soir un appel à la grève dans toutes les raffineries françaises après la rupture de ses négociations avec Total, en brandissant explicitement la menace d'une pénurie de carburants.
DESMAREST CONVOQUÉ A L'ELYSÉE
Le groupe pétrolier, sous la pression du gouvernement, a fait un geste envers les syndicats en acceptant d'avancer au 8 mars, au lieu du 29 mars, son comité central d'entreprise qui doit décider de l'avenir de la raffinerie de Dunkerque.
Christian Estrosi en avait fait explicitement la demande lundi matin, après avoir reçu la veille à Bercy Christophe de Margerie, le P-DG de Total qui a une nouvelle fois promis qu'il n'y aurait pas de licenciement sur le site nordiste.
Thierry Desmarest, président du conseil d'administration de Total, a à son tour été convoqué lundi à la mi-journée à l'Elysée - Christophe de Margerie étant en déplacement à l'étranger - et la décision du groupe d'avancer le comité central d'entreprise a été annoncée peu après.
En réaction, la FCE-CFDT, minoritaire chez Total, a décidé de demander l'arrêt du mouvement de grève "dans l'intérêt des salariés de Total et des sous-traitants, et afin de créer les conditions du dialogue pour gagner le pari de l'emploi", selon un communiqué du syndicat.
De l'étranger, Christophe de Margerie a réaffirmé que les projets sur la raffinerie des Flandres n'entraîneraient aucun licenciement. Pour autant, il a estimé nécessaire de réduire les capacités de production dans le raffinage sous peine d'un effondrement des marges dans cette activité.
Le groupe avait laissé entendre auparavant qu'il pourrait fermer la raffinerie dunkerquoise et la remplacer par un centre technique et une école de formation.
Un porte-parole de Total a assuré lundi à Reuters que le dialogue avec les syndicats se poursuivait "à tous les niveaux du groupe", malgré la rupture des discussions dimanche au siège de la société.
Selon Total, une centaine de stations-service connaissent ou ont connu une rupture partielle d'approvisionnement en carburants ce week-end, notamment dans la région toulousaine, mais elles devaient être livrées dans la journée.
"C'est une aiguille dans une botte de foin", a commenté un autre porte-parole de Total en faisant référence aux 4.600 stations-service du groupe en France, sous les enseignes Total, Elf et Elan.
La France compte plus de 12.500 stations-service en tout.
Mathilde Cru, Muriel Boselli, Véronique Tison, édité par Yves Clarisse

Réactions à: **catégorie**

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Par Pauvre France - le 22/02 à 16:48
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Christophe Margerie..

...C'est pas celui qui doit rendre des comptes à la justice .
Par gollum500 - le 23/02 à 17:09
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margerie

ça ne concerne que les pauvres,y a que des pauvres en prison,ici!
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