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Manifestation du monde judiciaire français à Paris

par Thierry Lévêque PARIS - Des milliers de magistrats avocats, gardiens de prison et autres personnels de justice ont manifesté mardi en France pour...

REUTERS |  RMC.fr  |  09/03/2010
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Manifestation du monde judiciaire à paris
© Reuters Plusieurs milliers de représentants du monde judiciaire français ont manifesté ce mardi à Paris contre les réformes du gouvernement et pour réclamer davantage de moyens. /Photo prise le 9 mars 2010/REUTERS/Gonzalo Fuentes
par Thierry Lévêque
PARIS (Reuters) - Des milliers de magistrats avocats, gardiens de prison et autres personnels de justice ont manifesté mardi en France pour demander l'abandon d'un projet de réforme de la procédure pénale et réclamer davantage de moyens.
A l'appel d'une vingtaine d'organisations, le cortège parisien - 2.300 personnes selon la police, le double selon les organisateurs - a défilé du tribunal de Paris au ministère de la Justice en scandant : "La justice au pas, on n'en veut pas."
Des manifestations de plus faible ampleur ont été organisées dans plusieurs villes de province, comme à Toulouse ou à Lyon. Le fonctionnement des tribunaux a été souvent perturbé avec des renvois d'audience.
Cette mobilisation est relativement importante dans un univers judiciaire comptant 8.000 magistrats et 40.000 avocats.
Les participants entendaient demander notamment le retrait de l'avant-projet de réforme de la procédure pénale.
Présenté la semaine dernière, il est vu comme une mise sous tutelle du système en raison de l'idée de supprimer le juge d'instruction et de modifier dans un sens restrictif les règles de prescription des délits financiers.
Les gardiens de prison mettent aussi en cause la politique consistant à fermer de petites prisons pour en faire construire de plus vastes confiées au secteur privé.
Les éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse, chargés du suivi des jeunes délinquants, mettent quant à eux en cause la baisse des crédits.
Des figures de la magistrature ont participé au cortège parisien, comme les juges d'instruction Marc Trévidic, Gilbert Thiel, Marie-Odile Bertella-Geffroy, Renaud Van Ruymbeke ou Isabelle Prévost-Desprez, présidente de chambre correctionnelle à Nanterre (Hauts-de-Seine).
UNE CIRCULAIRE DU MINISTÈRE
Avocats et magistrats en robe rouges avec parements d'hermine, gardiens de prison avec des drapeaux de la CGT et éducateurs ont repris en coeur des slogans comme "Assis, debout, mais pas couchés", ou "A ceux qui veulent enterrer les affaires, la justice répond qu'on ne les laissera pas faire".
Le juge Marc Trévidic, président de l'Association française des magistrats instructeurs (AFMI), a déclaré qu'il entendait envoyer un message au pouvoir politique.
"J'espère que cela aura une efficacité, pour faire comprendre à pas mal de gens qu'on va pas se laisser faire", a-t-il dit à des journalistes.
Renaud Van Ruymbeke estime que le projet de réforme de procédure part de mauvaises intentions.
"Il y a une volonté politique de reprendre en mains les enquêtes menées par des juges d'instruction indépendants en les mettant sous la coupe du parquet qui, lui, n'est pas indépendant", a-t-il dit à Reuters.
La ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, qui a reçu une délégation de représentants des manifestants, a estimé que la réforme de la procédure pénale était une nécessité.
"Aujourd'hui, tout est fait pour que sa mise en oeuvre se passe dans les meilleures conditions possibles pour les magistrats, les personnels et les justiciables", peut-on lire dans un communiqué où elle affirme que la réforme donne davantage de droits aux victimes.
"Les mesures retenues assurent qu'aucune affaire ne puisse être étouffée", ajoute la ministre, qui assure que la réforme sera menée en étroite concertation avec tous les acteurs.
Le ministère a diffusé la veille de la manifestation une circulaire à la hiérarchie des tribunaux, rendue publique par les syndicats, où il est rappelé que les magistrats n'ont pas le droit de grève ou même celui de perturber les tribunaux.
Y est clairement brandie la menace de sanctions disciplinaires : "La participation d'un magistrat à une telle action est susceptible de constituer un manquement grave aux devoirs de son état", lit-on. Le ministère demande qu'un signalement des actions de protestation lui soit transmis.
Mardi, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie avait annoncé par la même voie avoir obtenu le dégel de 30 millions d'euros de crédits de fonctionnement.
De nombreuses juridictions sont en effet depuis plusieurs mois dans l'incapacité de payer leurs frais.
La justice française a fonctionné en 2009 avec 6,6 milliards d'euros (2,5% du budget de l'Etat). Le Conseil de l'Europe classe la France au 35e rang sur 43 pour son effort financier en faveur de la justice.
Edité par Yves Clarisse

Réactions à: **catégorie**

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Par tetra - le 10/03 à 21:54
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INCONTOURNABLE

Il ètait temps///. les français en avaient marre de cette justice inhumaine/. A force de ne plus faire la diffèrence entre une victime et un agresseur il fallait bien que la sanction tombe/. Le changement est souhaitè et il faudrait mème allez plus loin dans les rèformes//; Tout ce monde d'irresponsables devrait capoter,pour l'interet des valeurs et des choses justes pour une dèmocratie èquilibrèe
Par Lejust - le 10/03 à 6:39
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Ah ...Bon

J'ai rien à faire des autres pays...Je suis FRANCAIS et le resterais, mais j'ai été 2 fois victime de l'Injustice comme des milliers d' autres citoyens landas , renseigne toi , ouvre les yeux , si tu peux. Tu es comme m'avais dit mon dernier avocat, un doux réveur, et un grand NAIF.
Par albertine - le 09/03 à 18:36
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il sont eux meme coupable

Depuis des annees, ils se croyaient intouchable et libre de rendre la loi et n'être jamais sanctionne, ils ont eux même coupe la branche et mis en place une justice de classe
Par ELCO - le 09/03 à 20:05
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Heureusement

Soit heureux qu'il y est une justice indépendante en France !Elle n'est peut etre pas parfaite mais elle nous protège !sinon va dans un pays totalitaire et tu verras comme le vie est douce ici !
Par erbag - le 09/03 à 17:15
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La fin d'une démocratie

La suppression du juge d'instruction qui avait les mains libres pour pouvoir convoquer des fonctionnaires verreux notemment le président de la république lui-même donc l'une des plus hautes fonctions que la république s'est doté pour garantir la justice la plus absolu va être supprimé. Seule des Ambitions dictatoriales osent ce genrent d'investitures. Et ce qui en fait une insulte des plus effroyables envers les hautes personalités de la magistratures c'est que cette décision a été prise suite à une erreur d'un juge récemment nommé auquel on a confié une affaire demandant de la haute compétence. A croire qu'une volonté intentionelle de vouloir éradiquer cette fonction a été copieusement comploter afin de donner l'occasion de remettre en question la fonction de juge d'instruction (Fonction hautement importante pour la justice de tous) apparemment cette fonction semble déranger un certain nombre de gens qui font penser que leur intention future serais plus que malsaine. Adopter cette loi de supprimer le juge d'instruction serait un crime manisfeste contre la démocratie et entacherait durablement la république. Et personne n'a suscité le fait que nul président de la république ne peut supprimer en quoi que ce soit l'un des piliers de la république.
Par mara - le 09/03 à 18:47
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totalitarisme

Ce président s'arroge beaucoup de droit celui d'avoir tout les médias sous contrôle et la justice aussi les banquiers ça c'est fait pour les services publics, santé, éducation, poste c'est le déclin le fin d'une époque quand les citoyens vont se réveiller ce sera trop tard.
Par Soulan32 - le 09/03 à 19:46
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Langage abusif

Cette loi sera adoptée en toute légalité par les députés et Sénateurs qui ont été élus démocratiquement. Contester ce fait et en profiter pour mettre en cause l'honneteté du Président de la République est un acte méprisable. Et ce ne sont pas vos envolées insultantes qui changeront quoi que ce soit.
Par skoups - le 10/03 à 0:41
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abusif ?

légalité? je crois pas que ce soit très légal de remettre en question la séparation des pouvoirs. On est bien en présence d'un gouvernement tellement incompétent, à la rue( le chomage va bientôt baisser... tout seul) et que je soupçonne de s'en mettre tellement plein les fouilles qu'il faut bien préparer ses arrières.
Par Lejust - le 09/03 à 17:04
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les lois

Ont en a rien à foutre...Ils font leurs lois, leurs priviléges, magouilles, etc...intouchables..
Par fulano - le 09/03 à 16:57
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reveil

ils se réveillent un peu tard.ils n ont rien fait contre la désertification de la dati.ça fait 3 ans que la justice glisse vers le totalitarisme.et où sont les gaukistes.
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