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RETRAITES

Pour des sondeurs, il faut des gestes sur les retraites

par Jean-Baptiste Vey et Nicholas Vinocur PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy et son gouvernement doivent rapidement donner des signes montrant qu'ils...

REUTERS |  RMC.fr  |  07/09/2010
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L?exécutif doit rapidement faire des gestes sur les retraites, selon des experts de l'opinion
© Reuters Nicolas Sarkozy et son gouvernement doivent rapidement donner des signes montrant qu'ils ont entendu la forte mobilisation de mardi contre la réforme des retraites, estiment des spécialistes de l'opinion. Un recul sur la mesure clé de la réforme, le recul
par Jean-Baptiste Vey et Nicholas Vinocur
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy et son gouvernement doivent rapidement donner des signes montrant qu'ils ont entendu la forte mobilisation de mardi contre la réforme des retraites, estiment des spécialistes de l'opinion.
Un recul sur la mesure clé de la réforme, le recul de l'âge légal, est très peu probable mais rester sourd à ce mouvement de contestation croissante serait une erreur, ajoutent-ils.
"Il faut donner des signes assez rapides que le mouvement et la mobilisation ont permis d'obtenir un certain nombre d'avancées", estime Jean-Daniel Lévy de l'institut CSA.
La clé, ajoute l'analyste, "c'est la possibilité pour chacun de se dire : 'ce sera peut-être un peu difficile pour moi mais pas aussi difficile que s'il n'y avait pas eu la mobilisation'".
Les grèves et manifestations se sont amplifiées mardi, l'Intérieur annonçant 1.1 million de manifestants et la CGT 2,7 millions. Lors de la journée d'action du 24 juin, ils avaient respectivement compté 800.000 et 2 millions de manifestants.
Pour François Miquet-Marty, de l'institut Viavoice, "il est décisif aujourd'hui qu'il y ait une prise en compte et une attention accordée par l'exécutif au mouvement social".
Ceci passe par des gestes comme ceux déjà annoncés sur la pénibilité, les carrières longues, les polypensionnés et les femmes, mais aussi par une communication subtile.
"La question de l'écoute est fondamentale", poursuit François Miquet-Marty, car il y a chez les manifestants "une critique antisarkozyste d'une part et une demande de considération".
"Ça, ça passe par le style que peut prendre le gouvernement. Je me demande même si ce point là n'est pas plus important que le contenu en lui-même de la réforme des retraites", dit-il.
"TROUVER UNE SOLUTION"
En mobilisant autant, les syndicats ont marqué un point mardi, mais l'essentiel n'est pas là, estiment les analystes.
"Pour eux, c'est une victoire. Mais l'objectif, c'est d'avancer sur le projet de loi, de faire des modifications", explique Jean-François Doridot, de l'institut de sondages Ipsos.
Dans ce contexte, "on peut parler d'une victoire symbolique plutôt que réelle", ajoute-t-il.
Pour l'exécutif, le premier risque est la rigidité, le dédain.
"Considérer qu'il s'agit d'un baroud d'honneur constituerait une mauvaise analyse de la situation", estime Jean-Daniel Lévy.
Selon François Miquet-Marty, "il ne faut pas minorer l'ampleur de la mobilisation : on a des forces syndicales capables de générer un effet d'entraînement croissant."
L'exécutif dispose d'une voie de passage, soulignent ces spécialistes, car les Français sont attachés à la sauvegarde du système de retraites par répartition, menacé d'insolvabilité.
"Il ne s'agit pas d'une mobilisation contre toute idée de réforme", déclare Jean-Daniel Lévy (CSA). "C'est une mobilisation qui demande aux différents partenaires sociaux de trouver une solution".
Les Français veulent que le système soit sauvé mais "ils veulent être certains que cette réforme, au final, sera juste", ajoute-t-il.
Le Premier ministre, François Fillon, a présenté mardi le relèvement de l'âge légal de 60 à 62 ans, auquel s'opposent les syndicats, comme "un choix raisonnable et incontournable pour assurer le financement des retraites des Français".
Il a assuré dans le même temps que les manifestants seraient "respectés". "Le gouvernement entend leurs inquiétudes, le gouvernement écoute leurs propositions et il est ouvert au débat pour peu que l'on ne perde pas de vue l'objectif de la réforme", assurer la pérennité du système, a-t-il ajouté.
Si aucune réforme n'est menée, les déficits des différents régimes de retraite atteindront 40 milliards d'euros par an dès 2015, selon le Conseil d'orientation des retraites, ce qui représenterait quelque 1.300 euros par actif chaque année.
Edité par Yves Clarisse

Réactions à: **catégorie**

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Par 22 les v'la - le 08/09 à 10:57
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la cher de lest

Le gouvernement va lacher un peu de lest, mais le principal de la loi sera adopté, et tout le monde y sera content.
Par MORGAN28 - le 07/09 à 22:26
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PENEBILITE

J AI ECOUTE L INTERVIEW DE CE MATIN SUR LA PENEBILITE DES GENS QUI TRAVAILLAIENT DANS L ACIER cela m a fait froid dans le dos , je leur donne mon coup chapeau pour faire un travail dans ces conditions , et les consequences qu il peut y avoir sur leur sante
Par pas d'accord - le 08/09 à 10:32
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effectivement

Avec toutes les qualifications nécessaires, j'ai réussi à tenir cinq ans dans la métallurgie. Levé à quatre heures trente, une heure trente de transports en commun. Le matin, le métal et les outils sont glacés. Le polissage brûle les doigts et forme de la corne. Face à la forge qui chauffe le visage et le froid d' hibver dans le dos. Il faut tenir des pièces de densité 7,8 avec les seules mains pour les placer dans les machines avec une précision au dixième de millimètre. Les calculatrices n'existaient pas et il fallait en permanence faire des calculs de cinématique, de trigonométrie (connaitre par coeur les tangentes, cotangentes, sinus, cosinus des angles principaux). Savoir par coeur les angles et les vitesses de coupe pour chaque outil, pour chaque métal. Connaitre par coeur tout un tas de règles sur la macrographie des métaux. Les calculs de force, de masse, de résistance. Lire à très grande vitesse tous les plans avec des normes différentes selon qu'ils étraient établis par des ingénieurs, des dessinateurs industriels, ou des spécialistes en carosserie ou en charpente, etc etc. Le soir je tombait dans mon lit. Quand j'ai comparé mon salaire avec celui de mes copains qui avaient tout raté, j'ai compris qu'on se foutait de moi et j'ai changé de métier. J'en ai gardé un grand respect pour ces gens et un regard réaliste sur ceux qui croient être des cerveaux ou des élites (des pédants souvent ignares) - Ces gens se permettent de classer tout le monde dans des catégories. Ils imaginent que les manuels ne sont en rien intellectuels. Et eux, comme ils ne savent rien faire de leurs dix doigts ne sont donc pas manuels et se disent intellectuels. A dix ans je lisais Stenbeck et Platon, je ne me sens pas inférieur à ces parasites
Par dommage - le 08/09 à 10:43
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C'est pas le tout ...

... de lire Steinbeck et Platon à 10 ans, encore faut-il les comprendre.
Par pas d'accord - le 08/09 à 14:04
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j'avais oublié

j'avais oublié qu'ayant été travailleur manuel j'aurais du être un ignard. Juste le droit de travailler et de fermer ma gu..le et me prosterner devant ceux qui pensent être utiles. Lire ce que j'avais déjà compris m'étais interdit puisque j'étais un mécréant. Excusez-moi Monseigneur de vous avoir fait douter de votre très haute supériorité
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