Par jd67 - le 14/02 à 6:32
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BLANC BONNET ET BONNET BLANC
Honneur aux dames un jour de Saint-Valentin, M BOURDIN, il vous revient de donner la parole en premier à MARINE, et en dernier à JEAN LUC. Je les aime tous les deux.
Attendez vous mes chers auditeurs à ceci. BOURDIN commence : Madame LE Pen, vous avez la parole pour deux minutes :
« Merci M BOURDIN ! Monsieur MELENCHON, vous allez peut-être faire l’étonné avec de grands yeux mouillés. Eh ben, voilà, je vous le dis tout net, je vous trouve bien des qualités M MELENCHON.
La principale, à mes yeux, est votre sincérité. Vous, au moins, vous parlez avec vos tripes, et pas avec une langue de bois comme nos adversaires communs.
Eh oui M MELENCHON il en est ainsi : comme du temps du programme commun, nous avons un adversaire commun.
Monsieur MELENCHON, Je vous apprécie à un point que je vais vous faire des propositions une sorte d’alliance temporaire, un pacte, comme qui dirait un pacte germano soviétique, le temps de manger la Pologne, non je veux dire de manger l’UMPS que vous voudriez comme moi voir au plus bas.
Vous n’ignorez pas que nous avons, tous les deux, un seul et même double adversaire. Pour moi, c’est Monsieur SARKOZY et son concurrent socialiste, Monsieur DSK, peut-être.
Je les crois, en réalité, assez semblables : des mondialistes. Au FN, cela fait dix ans que nous les appelons UMPS. Vous votre hostilité est plus fraiche : quelques semaines.
De votre côté, vous voulez, également, lutter contre SARKOZY et contre DSK. Vous êtes même prêt, pour séduire l’électorat communiste, vous êtes prêt à nous ressortir l’excellente phrase de Jacques DUCLOS : « Ces deux là, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. »
Vous connaissez cette expression inaugurée par le communiste au sujet de l’affrontement entre Georges Pompidou et Alain Poher lors du second tour de l’élection présidentielle française de 1969 ?
Nous y voilà de nouveau : deux candidats de droite, en fait, deux candidats pour l’ultralibéralisme contre lequel nous nous battons l'un à coté de l'autre, alors pourquoi pas ensemble ?
Vous voyez bien que nous avons un double adversaire commun.
Les dessinateurs de la grande Presse ne s’y trompent d’ailleurs pas.
PLANTU, par exemple, qui représente la bienpensance de nos deux adversaires semblables, nous a réunis tous deux dans un dessin, hum disons politique.
De mon côté, ce dessin n’est que la réduction habituelle à HITLER de mon parti, le FN, une réduction à HITLER qui dure, maintenant, depuis trente ans. Comme dans les films de science fiction, HITLER a décidément la vie dure !
Ce genre d’outrances faisant référence au passé hitlérien révolu nous convient fort bien. Un éditorialiste, CARLIER, qui n’est pas des nôtres, s’est fort bien exprimé, voici quelques jours : ‘A chaque sottise contre nous, c’est HOP ! ‘Deux points de plus pour le FN’. Je dis donc : merci PLANTU.
Par contre, je comprends très bien votre émotion à vous M Mélenchon la votre s’agissant de ce dessin de PLANTU.
Vous avez toujours été du côté de la classe ouvrière, y compris quand vous étiez SENATEUR pour le Parti Socialiste que vous venez à peine de quitter.
En quelque sorte, de nos jours, en se rapprochant de nos propositions économiques et sociales, vous suivez la tendance de la classe ouvrière. Vous savez qu’elle vote, maintenant, pour le Front National.
Ce qui me plait en vous c’est que vous avez assez de sincérité pour écouter vos électeurs qui sont séduits par le FN.
J’en ai fini dans un instant ! Je vous ai vu, sur une chaine concurrente, commenter ce fameux dessin de PLANTU, tenez vous aviez presque les larmes aux yeux.
Tenez, M’sieur Mélenchon, vous qui êtes si émotif c’est une qualité à mes yeux, avant de prendre la parole contre moi, je vous propose un kleenex, car, avant de me contredire, Monsieur Mélenchon, il faudrait, d’abord, vous moucher.
A vous !