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PARTI PRIS

Le candidat Morin ne passera pas l’hiver

Hervé Morin a rendez-vous ce vendredi à l’Elysée avec un conseiller de N. Sarkozy - c’est le site du Point qui nous l’a appris ce jeudi. Est-ce le prélude au retrait de sa candidature ? Mon parti pris : Morin, le candidat qui ne sert à rien.

Hervé Gattegno | RMC.fr | 19/01/2012
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Le candidat Morin ne passera pas l’hiver
© Reuters Hervé Morin
C’est sa situation qui est rude. Il n’y a pas besoin d’avoir des dons de voyance pour prédire qu’Hervé Morin ne figurera pas au 1er tour de la présidentielle. Pas seulement parce que les sondages l’annoncent, il faut quand même en tenir compte : aucun institut ne lui a accordé plus de 1% depuis qu’il s’est déclaré. La plupart des grands élus de son parti (il n’en a pas des milliers) non seulement ne le soutiennent pas mais l’exhortent même à se retirer. Et puis au-delà des chiffres, une candidature doit être fondée sur une crédibilité personnelle et un projet politique original. Sans vouloir faire injure à Hervé Morin, il n’a ni l’une ni l’autre. Il se présente en « candidat des classes moyennes » mais c’est surtout un candidat très moyen.
Est-ce que malgré tout, il ne représente pas une famille politique qui a sa place dans l’élection présidentielle ?
Dans l’absolu, c’est vrai. Il y a toujours eu un candidat centriste à la présidentielle et en gros, ce courant-là représente au moins 15% des voix. Le pari d’Hervé Morin, c’était que le virage droitier de Nicolas Sarkozy rebuterait cet électorat modéré et que, de l’autre côté, François Bayrou et François Hollande ne pourraient pas le rallier entièrement, même à eux deux, parce qu’une partie de ces voix sont ancrées à droite. C’était de la tactique politique plus que de la haute stratégie mais il arrive qu’une élection se joue sur ce type de calcul. Le problème, c’est que Morin s’est trompé sur tout. Il a surestimé ses propres forces ; sous-estimé à la fois N. Sarkozy et F. Bayrou ; et surtout, il a commis une énorme faute en annonçant d’emblée qu’il soutiendrait N. Sarkozy au 2ème tour. A partir de cet instant, sa candidature qui était sans espoir est devenue sans objet.
Donc la cause est entendue : il se retire ?
H. Morin n’a pas tous les défauts : il s’est certainement vu plus habile et plus crédible qu’il ne l’est, mais ce n’est pas un mégalomane, un obsédé du pouvoir. Il avait prévenu ses proches que s’il n’était pas à 5% fin janvier, il se reposerait la question ; 5%, c’est le seuil en dessous duquel les dépenses de campagne ne sont pas remboursées. Comme quoi, on peut croire à ses idées sans vouloir risquer la ruine. Il y a des précédents : Philippe De Villiers, Alain Madelin, eux aussi venus de l’ex-UDF et laminés par une présidentielle. Hervé Morin a bien compris qu’il était loin des 5%. Et qu’il vaut mieux qu’il négocie maintenant une sortie à peu près honorable plutôt que d’aller seul à la catastrophe. En politique, il arrive que le ridicule tue. C’est même le seul cas où aucune résurrection n’est possible.
Qu’est-ce qu’il peut encore négocier avec Nicolas Sarkozy contre son retrait ?
La survie de son mouvement : des députés. Donc des circonscriptions où l’UMP soutiendra les candidats du Nouveau Centre. C’est un prix qui peut paraître élevé pour le retrait d’un candidat si famélique. Mais l’Elysée est disposé à faire un effort. Parce que N. Sarkozy redoute de plus en plus la montée de Marine Le Pen. Et que pour éviter le risque d’un 21 avril à l’envers, sa priorité absolue, c’est de faire le plein des voix de droite au 1er tour. Ça montre que N. Sarkozy envisage un printemps difficile. Et ça explique pourquoi la candidature d’Hervé Morin ne passera pas l’hiver.
Ecoutez ci-dessous le "Parti Pris" d'Hervé Gattegno de ce jeudi 19 Janvier 2012 :

Réactions à: **catégorie**

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Par obolan - le 20/01 à 11:41
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mais c'est qui?

MORIN??? C'est qui? Il a déjà fait de la politique?
Par joaq - le 20/01 à 7:52
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Aquoi sert Morin?

Réponse...à rien! Pensez "personne n'avait prévu une crise pareille", consternant comme déclaration. Allez, que ce brave homme regagne ses pénates, qu'il essaie d'être élu député et ce sera bien pour lui, pour la France et pour la politique. Il va voir le Président, juste pour discuter, il nous prend pour ,des imbéciles une fois de plus. Bien cordialement.
Par SIMSON - le 19/01 à 23:35
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La Crise

Je voulais juste réagir à ce que M. Morin a dit « personne n'avait prévu une crise pareille ». Eh bien c'est faux. Depuis 1993 je n'ai pas cessé de solliciter de rencontrer des responsables politiques, surtout de gauche. Alors n'ayant pas réussi de décrocher une audience auprès des partis de gauche, j'ai décidé en juin 95, d'écrire directement à M. Alain Juppé alors le premier ministre, en sollicitant une audience. Voici entre autres, le contenu de la lettre : « je voudrais dire que cette crise n'est pas un problème de partis politiques. Ce n'est pas un produit de 14 ans de Mitterrandisme ni de quatre ans des gouvernements Chirac et Balladur, contrairement à ce qu'on s'accuse les uns les autres... D'après mes réflexions, cette crise économique est le résultat des erreurs commises dans le passé par tous les pays industrialisés. Il s'agit de 2 véritables machines mises en place qui ralentissent la croissance mondiale en freinant la consommation... Plus grave encore, les erreurs en question sont toujours en marche et on les prend pour acte de vertu, CE QUI FAIT DONC CRAINDRE LE PIRE DANS LES JOURS A VENIR. Tous les moyens employés jusqu'ici n'ont jamais rien donné, pas parce qu'ils sont tous infertiles mais parce qu'il créent beaucoup moins d'emplois que les engins destructeurs n'en détruisent. Donc, quoi que l'on fasse il n'y aura jamais de véritable changement tant que les erreurs en question persisteront. Si l'on ne prend pas le cheval par la crinière c'est en vain qu'on tentera de le prendre par la queue ». Mais là aussi j'ai eu une réponse négative dont voici les références: « CAB IV/-BT/DP R105936.2.1 ». Après ça, j'ai envoyé une autre lettre en 1996 dans laquelle je disais entre autres : « toutes les méthodes utilisées jusqu'ici visent plus à s'adapter à la crise qu'à la combattre... C'est chercher à guérir avec de l'aspirine un cancer qui a besoin d'une intervention chirurgicale... La seule solution est de doper les exportations en écartant les barrières qui les freinent, sans quoi BONJOUR LES NOUVEAUX SACRIFICES, et les Français en ont déjà assez... Tous les responsables politiques échoueront... Aucun pays ne satisfera les critères imposés par le traité de Maastricht pour le passage à la monnaie unique...La crise est globale. Pas un seul pays ne s'en sortira tant que les autres iront mal, au contraire ceux qui sont les moins touchés iront s'ajouter dans la liste des "condamnés à l'enfer"... Si on ne veut pas finir par vendre tous les bijoux de la famille (tout privatiser) sans pour autant atteindre l'objectif (enterrer le déficit), si l'on ne veut pas que un jour les Français soient privés de sécu, il est temps de réagir, de prendre le taureau par les cornes ». Et j'ai la réponse, encore négative mais je ne communique pas les références pour l'instant. Donc il y a pas mal de responsables politiques et même religieux à qui j'avais exposé mes craintes, mais que personne n'y a accordé de l'importance.
Par SIMSON - le 19/01 à 23:35
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La Crise

Je voulais juste réagir à ce que M. Morin a dit « personne n'avait prévu une crise pareille ». Eh bien c'est faux. Depuis 1993 je n'ai pas cessé de solliciter de rencontrer des responsables politiques, surtout de gauche. Alors n'ayant pas réussi de décrocher une audience auprès des partis de gauche, j'ai décidé en juin 95, d'écrire directement à M. Alain Juppé alors le premier ministre, en sollicitant une audience. Voici entre autres, le contenu de la lettre : « je voudrais dire que cette crise n'est pas un problème de partis politiques. Ce n'est pas un produit de 14 ans de Mitterrandisme ni de quatre ans des gouvernements Chirac et Balladur, contrairement à ce qu'on s'accuse les uns les autres... D'après mes réflexions, cette crise économique est le résultat des erreurs commises dans le passé par tous les pays industrialisés. Il s'agit de 2 véritables machines mises en place qui ralentissent la croissance mondiale en freinant la consommation... Plus grave encore, les erreurs en question sont toujours en marche et on les prend pour acte de vertu, CE QUI FAIT DONC CRAINDRE LE PIRE DANS LES JOURS A VENIR. Tous les moyens employés jusqu'ici n'ont jamais rien donné, pas parce qu'ils sont tous infertiles mais parce qu'il créent beaucoup moins d'emplois que les engins destructeurs n'en détruisent. Donc, quoi que l'on fasse il n'y aura jamais de véritable changement tant que les erreurs en question persisteront. Si l'on ne prend pas le cheval par la crinière c'est en vain qu'on tentera de le prendre par la queue ». Mais là aussi j'ai eu une réponse négative dont voici les références: « CAB IV/-BT/DP R105936.2.1 ». Après ça, j'ai envoyé une autre lettre en 1996 dans laquelle je disais entre autres : « toutes les méthodes utilisées jusqu'ici visent plus à s'adapter à la crise qu'à la combattre... C'est chercher à guérir avec de l'aspirine un cancer qui a besoin d'une intervention chirurgicale... La seule solution est de doper les exportations en écartant les barrières qui les freinent, sans quoi BONJOUR LES NOUVEAUX SACRIFICES, et les Français en ont déjà assez... Tous les responsables politiques échoueront... Aucun pays ne satisfera les critères imposés par le traité de Maastricht pour le passage à la monnaie unique...La crise est globale. Pas un seul pays ne s'en sortira tant que les autres iront mal, au contraire ceux qui sont les moins touchés iront s'ajouter dans la liste des "condamnés à l'enfer"... Si on ne veut pas finir par vendre tous les bijoux de la famille (tout privatiser) sans pour autant atteindre l'objectif (enterrer le déficit), si l'on ne veut pas que un jour les Français soient privés de sécu, il est temps de réagir, de prendre le taureau par les cornes ». Et j'ai la réponse, encore négative mais je ne communique pas les références pour l'instant. Donc il y a pas mal de responsables politiques et même religieux à qui j'avais exposé mes craintes, mais que personne n'y a accordé de l'importance.
Par fifirififi - le 19/01 à 15:15
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AH AH AH

L'info est sortie à 8h20 et aucune réaction enregistrée à cette heure. Tout est dit. Ce pseudo candidat fait tout pour être ministre.
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