Par Ouaff - le 02/02 à 2:22
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Chevènement bouc-émissaire de l'échec de Jospin en 2002. Jospin n'a rien compris, Mélenchon avec le temps a compris, lui.
Chevènement est sans doute traumatisé par le rôle de bouc-émissaire que lui fait jouer le PS depuis l'élimination de Jospin en 2002.------
Zemmour a révélé que Jospin lui en veut toujours et qu'il est intervenu auprès des sénateurs du PS pour que Chevènement ne soit pas président de la commission de la défense de cette assemblée.
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Décidément, Jospin n'a rien compris à ce qui lui est arrivé il y a 10 ans.
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D'abord sur les candidatures.-----
Mélenchon a rappelé (ce qu'on savait déjà) qu'en 2002, Jospin ne voulait pas que les radicaux de gauche retirent la candidature Taubira (plus de 2%).-----
Le PS avait intrigué avec Voynet pour que le candidat des Verts, Lipietz, soit retiré au profit de Mamère. Sauf que le premier n'aurait pas dépassé 3% alors que le second avait 5% (les 2% de plus pris au PS).
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Sur consigne nationale (du secrétariat du PS), de nombreux élus proches du PS parrainaient Besancenot (2 conseillers généraux dans mon département).
Pour contrer Laguiller, trop critique.
Or, Besancenot avait pris des voix surtout au PS, Laguiller progressait en les prenant surtout au PCF.-----
De plus, la candidature du communiste Hue était inutile (constat de Patrick Besson, ancien de "l'Humanité").
En effet, cette candidature n'avait pas de propositions différentes de celles du PS (contrairement à Mélenchon en 2012).
Hue se contentait de se dire "plus à gauche".
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Sur le fond maintenant.
Mélenchon a mieux compris que Jospin l'échec de 2002.
Pas tout de suite : à l'époque il s'était déchainé contre les électeurs, contre Chevènement. Il reconnait maintenant que cette réaction était stupide.
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Depuis, il a compris que la politique européenne dans laquelle s'embourbait le PS menait dans une impasse.
Et finalement, la gauche du PS (à laquelle il appartenait) critiquait certes, mais dans les faits servait de caution (on le voit maintenant avec Benoit Hamon).
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Mélenchon semble donc avoir compris pas mal de choses.
Certes, en étant le candidat de la radicalité, il navigue entre démagogie et bon sens.
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Démagogie dans certaines de ses propositions coûteuses.
"Botte en touche" sur l'insécurité. Il soulève certes de vrais problèmes (Pourquoi toutes ces armes de guerre ? Qui dirige ces réseaux de drogues ?). Mais, ça lui permet de faire l'impasse sur la délinquance quotidienne qui "pourrit la vie" des gens.
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Bon sens quand Mélenchon critique certaines dérives scolaires (comme le collège unique).
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Quand il reconnait que son programme pourrait créer une légère inflation. Car, l'économie, c'est le choix entre les inconvénients. Et comme le rappelait Zemmour : "actuellement, l'inflation, ce n'est pas le problème mais une certaine solution".
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Et surtout quand il reconnait (même s'il a mis du temps) qu'il s'était trompé en votant "oui" à Maastricht en 1992 et que Chevènement avait raison.
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Je précise qu'en ce qui me concerne, je voterai Dupont-Aignan. Mais, sous sa gouaille et un véritable show, j'ai constaté en l'écoutant samedi soir ("on n'est pas couché") que Mélenchon avait fait une véritable et "douloureuse" introspection politique après 2002.