Info  >  Monde

GOUVERNEMENT

Le gouvernement grec approuve le plan du FMI/UE

par Lefteris Papadimas et Harry Papachristou ATHENES (Reuters) - Le gouvernement grec a approuvé vendredi soir un projet de loi engageant le pays...

REUTERS | RMC.fr | 11/02/2012
15
réactions





Le gouvernement grec approuve un projet de loi sur les réformes exigées par l'ue et le fmi
© Reuters Le Premier ministre grec Lucas Papademos à son arrivée à un conseil des ministres à Athènes. Selon des responsables gouvernementaux, le gouvernement grec a approuvé vendredi soir un projet de loi engageant le pays dans les réformes exigées par l'Union eur
Par Lefteris Papadimas et Harry Papachristou
ATHENES (Reuters) - Le gouvernement grec a approuvé vendredi soir un projet de loi engageant le pays dans les réformes exigées par l'UE et le Fonds monétaire international pour la mise en oeuvre d'un second plan de sauvetage de 130 milliards d'euros, indiquent des responsables gouvernementaux.
"Cela a été approuvé", a annoncé un ministre participant à la réunion de cabinet.
Le projet de loi devrait être voté par le parlement dimanche, ce qui rapprocherait la Grèce d'une solution financière alors qu'Athènes doit rembourser 14,5 milliards d'euros d'emprunts d'Etat arrivant à échéance le mois prochain. Le pays méditerranéen ne pourra pas honorer ces dettes sans une nouvelle aide.
L'Union européenne demande au gouvernement grec de fournir le détail de réductions supplémentaires des dépenses publiques d'un montant de 325 millions d'euros.
Elle exige également un engagement clair des dirigeants des partis de la coalition gouvernementale à appliquer les réformes.
"Nous ne pouvons laisser la Grèce faire faillite. Notre priorité est de faire le nécessaire pour adopter le nouveau programme économique et le nouvel accord de prêt. Il va sans dire que ceux qui sont en désaccord et ne votent pas pour le nouveau programme ne peuvent rester au gouvernement", a déclaré le Premier ministre Lucas Papadémos en conseil des ministres.
Vendredi, les Grecs ont entamé une grève générale de 48 heures pour dénoncer les nouvelles mesures d'austérité réclamées par les créanciers internationaux et dont Athènes ne pourra faire l'économie, selon le ministre des Finances Evangélos Vénizélos, à moins de quitter la zone euro.
Des heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté place de la Constitution (Syntagma), devant le Parlement mais les manifestations, relativement peu suivies, se sont globalement déroulées dans le calme.
Le premier syndicat de police, qui accuse le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne de porter atteinte à la démocratie et à la souveraineté nationale, a exprimé sa volonté de ne plus agir contre ses "frères". Un quotidien local publie par ailleurs un photomontage montrant la chancelière allemande Angela Merkel en uniforme nazi.
SACRIFICES
Les quatre membres du gouvernement issus du LAOS, parti d'extrême droite qui appartient à la coalition gouvernementale, ont présenté leur démission pour protester contre les exigences des créanciers internationaux, rapporte l'agence de presse ANA. Georges Karatzaféris, chef de file du mouvement, avait auparavant exclu de donner son aval au nouveau plan d'austérité.
"J'ai expliqué aux autres dirigeants politiques que je ne pouvais pas voter pour cet accord de prêt", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. "Les Grecs ne peuvent être pris en otages et asservis. On nous a pris notre dignité. Nous avons été humiliés. Je ne peux pas l'accepter".
Le LAOS compte 15 députés sur les 300 du parlement grec, ce qui signifie que son opposition au plan de sauvetage n'empêcherait pas son adoption.
La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Marilisa Xenogiannakopoulou, membre du Parti socialiste (Pasok), a également présenté sa démission, mais le mouvement a invité ses élus à soutenir le plan.
Pour Vénizélos, la Grèce ne peut qu'accepter les conditions du nouveau plan d'aide de 130 milliards d'euros pour éviter la faillite des comptes publiques qui se profile pour le mois prochain.
"Le moment est venu pour nous de trancher. Malheureusement, nous devons choisir entre des sacrifices et des sacrifices encore plus importants", a-t-il déclaré à Bruxelles.
Le dispositif prévoit notamment une baisse de 22% du salaire minimum, la suppression de 150.000 postes dans la fonction publique et une réduction des pensions de retraite.
Pour de nombreux Grecs, appauvris par cinq années de récession, dans un pays où le chômage touche un actif sur cinq, où les magasins ferment les uns après les autres, ces nouvelles mesures sont inacceptables.
Lucas Papadémos avait arraché jeudi l'accord des chefs de file du Pasok (gauche), de la Nouvelle démocratie (droite) et du LAOS aux nouvelles mesures réclamées par les bailleurs de fonds, mais leur feu vert n'a pas convaincu les partenaires d'Athènes de débloquer les fonds et de conclure l'accord sur l'Implication du secteur privé (PSI) dans la dette publique.
Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, a prévenu qu'aucune aide ne serait déboursée sans garanties apportées par la classe politique grecque. "En bref, pas de déblocage sans mise en oeuvre" des mesures, a-t-il résumé.
Jean-Stéphane Brosse, Jean-Philippe Lefief, Pierre Sérisier et Benjamin Massot pour le service français

Réactions à: **catégorie**

15
réactions


Par Pshitt - le 11/02 à 20:56
signaler un abus

Accepter

de faire 325 millions d'économies pour obtenir une nouvelle tranche d'aide de 110 milliards ?? ya pas photo !! je ne comprends pas les grecs qui manifestent c'est le moins pire pour eux sinon le Pays est déclaré en Faillite et la il n'y aura plus rien à négocier et plus que les yeux pour pleurer !!!!!!
Par LBH - le 12/02 à 12:06
signaler un abus

Il n'est pire

Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut rien voir. Moins pire pour qui? Pour les grecs ou pour les spéculateurs? Un taux de chomage à 20,9%,48% des - de 25 ans sans emploi,le FMI qui réclame que leur smic passe de 750 euros à 600 euros en sachant que les produits de premiéres nécessitéS sont aussi chers qu'en France. Et vous voudriez que le peuple grec dise merci? Qu'en sera-t-il quand les financiers,les fonds communs de placement et autres rapaces réclameront les mêmes sacrifices aux français? Que leur conseillerait vous?
Par El Gobernator - le 11/02 à 15:53
signaler un abus

solution

il faudrait qu'ils choppe enfin une brochette de prévaricateurs et autres armateurs crapuleux. une prise d'otages républicaine en quelque sort. car on les entend pas beaucoup tout ces grecs richissimes qui se pavanent dans les revues consacrées aux délires de la jet-set !!!
Par raumondmax - le 11/02 à 14:23
signaler un abus

j'y crois pas

avec les vagues de contestations que l'on connait ils ne pourrons que difficilement tenir leurs engagements et le pret sera perdu
Par SYLVABELLE - le 11/02 à 12:05
signaler un abus

IL FAUTSAVOIR

que la grèce veut payer ses ouvriers a 500EUR par mois !que en france ils veulent sarkomerkel a 400 EU et après si pas content nous enverrons travailler au Maghreb a 250 EU par mois !tous cela est en train de se mettre en place doucement car diminuer le temps de travail diminuera automatiquement les salaires...
Par véritéfraiche - le 11/02 à 11:53
signaler un abus

Soumission

Bravo fmi, votre fortune engrange fortune pour vous et misère en Europe. Quand une guerre ouverte avec les peuples aura lieu, quand la rébellion contre les seigneurs avides s’enflammera...Vous pourrez vous venter, un peu comme le nazisme l'a eu fait, d'avoir contribué créer du vide.
Par politikat - le 11/02 à 11:41
signaler un abus

Le peuple doit être ravi !

Demain, la guerre des rues en Grèce, la police se désolidarisera du pouvoir, le chaos annoncé ! puis boule de neige dans les autres pays !
Par SKCC13 - le 11/02 à 11:25
signaler un abus

ON CONTINUE

a se laisser manipuler par les financiers! c"est a nous le prochain tour !et si les grecs ont habillès merkel en nazis sa veut tout dire! et sarko suis le protocole a merkel et c"est grave !!!mais en allemagne les ouvriers non plus ne sont pas d"accord et attendent aussi les prochaines élections pour évincer merkel comme nous ici sarko.....ne pas se rabattre sur hollande qui suivra le programme a merkel attention au faux mage....
Par EVA GREENG - le 11/02 à 10:58
signaler un abus

QUAND ON VOIT

que le ministre grec a dit aux journalistes que les armateurs grecs et l'eglise ne payent pas d"impôts! et quils ne peuvent rien y faire sa veut tous dire que le peuple paye! et bien c"est exactement ce quil se passe en france.....
Par STCROIX - le 11/02 à 10:57
signaler un abus

La Grèce se révolte contre le plan d’austérité

Six ministres du gouvernement ont remis leur démission, vendredi, alors que le chaos régnait à Athènes. Prévu dimanche, le vote du Parlement sur le plan d’austérité est compromis. Les marchés perdent confiance. Les Grecs sont en colère. Plus rien ne les arrête. Armés de banderoles, de haut-parleurs et de drapeaux, des milliers de Grecs se sont rassemblés place Syntagma, face au Parlement. Fini le temps des quolibets moqueurs, des étudiants aux retraités, tous vocifèrent:«kleftes, kleftes!» (voleurs, voleurs!). Ils menacent directement leurs députés, appelés à se prononcer, dimanche, sur l’adoption des nouvelles mesures d’austérité exigées par les créanciers du pays. Au lieu d’une simple formalité, le vote au Parlement est plus incertain que jamais. Le déblocage des 130 milliards d’euros par l’Union européenne et le Fonds monétaire international en dépend pourtant. Mais c’est justement là que le bât blesse. «Ils ne peuvent pas voter notre mort. Sauver la Grèce pour tuer les Grecs avec des salaires de misère !»,scande Katerina, une fonctionnaire de 55 ans, avant d’appeler à la résistance. «Ces politiciens sont responsables de la dette, pas nous. C’est du chantage, on nous manipule. Ils sont à mettre dans le même sac que la troïka !», renchérit-elle. Dans cette atmosphère très tendue, les représentants de l’UE et du FMI sont devenus la cible privilégiée des manifestants, mais aussi celle de la police. Le syndicat des policiers grecs a lancé un mandat d’arrêt contre la troïka pour motif de «destruction de la cohésion sociale». source le figaro publié le 10/02/2012
Par .realiste - le 11/02 à 10:52
signaler un abus

les grec approuveront'ils

explosion et le risque de révolution dans ce pays tôt ou tard mettra un terme au plan de Europe et des marches ,le risque de guerre du a la misère n'est plus très loin comme dans les pays de la Méditerranée
Par MERIDIONAUX - le 11/02 à 10:43
signaler un abus

ON NE NOUS DIT PAS TOUT

la grèce est a la veille d"un conflit mondial !demain dimanche tous les grecs sont dans la rue et nous montre par ses manifestations que nous allons y venir nous aussi petit a petit !plan d"austèritè annoncès pour la france et essais pilote pour la grèce car les banksters vont se dire si sa marche en grèce sa marchera chez nous aussi !!!le trio maudit sont sako merkel et obama !!!les fossoyeurs seront le ps
Par grenaille - le 11/02 à 10:25
signaler un abus

donc la france vient d'opter pour un smic à 500 €

la grèce n'est qu'une éprouvette... un ballon d'essais pour la vielle europe.... bref une anti 1789
Par GR36 - le 11/02 à 10:15
signaler un abus

les aides=2 fois le PIB

le pauvre peuple grec!!!!pas de cadastre(pratique pour les impots)un nombre de fonctionnaires ahurrissant,les champions de la fraude,et apres on s'etonne que l'etat n'a pas une tune..... il sont passes ou les 400 Mds €????et on travaille pour les pauvres grecs pendant combien de temps encore?????on peut se permerttre;en france on roule sur l'or!!!!
Par rafa29670 - le 11/02 à 9:39
signaler un abus

scandaleux

c est vraiment atroce ce qu'on fait vivre au peuple grec qui est accuse a tort de laxisme d avoir profite un peu comme en france ou on nous reproche de couter trop cher pour sauver notre modele social.j ose esperer qu ils vont se revolter car ce n est ni plus ni moins que de l austerite pour sauver les banques.etant avec une monnaie non devaluable la variable d ajustement ce sont les salaires les pensions de retraite etc.tres peu mediatise en attendant ce climat post guerre civile bah oui ce serait dommage que l umps ne soit pas reelu.ce qui m attriste c est aucune reaction dans les opinions en france mais nous allons finir pareil ca c est une certitude ca adeja commence sauf que sarkozy ca ete mesures par mesure pas tout d un coup: retraites , tva sociale, accord competitivite, futur diminution des indemnites chomages ou radiation.mais quand onse documente on se rend compte que tous les pays de la zone euro applique les memes reformes.en espagne hier par exemple.apres les electiosn ce sera baisse du salaire des fontionnaires fin des 35h, augmentation age legal retraite disparition du cdi en contrat unique.mais bon vous voulez sarkozy ou hollande d dapres les sondages donc voyus n irez pas pleurez apres.
publicité
   

Blogs info

Retrouvez-moi sur Twitter
Bourdin & co - Jean-Jacques Bourdin : Retrouvez-moi sur Twitter
INSCRIVEZ-VOUS AU MATCH DES GG !
Les Grandes Gueules : INSCRIVEZ-VOUS AU MATCH DES GG !

Sondage actualité informations

ou bien un autre sujet...  
JEUX-CONCOURS
DESTINATION SOLEIL

Ecoutez RMC tous les jours, jouez dans les Grandes Gueules et dans Luis Attaque pour gagner vos vacances au soleil !
PATRICK SEBASTIEN

Jouez et gagnez vos livres de Patrick Sébastien « Les joyeux guérissent toujours » !
publicité