20% de travailleurs handicapés sont au chômage alors que ce chiffre atteint environ 8% pour les valides. C'est donc sur le thème de l'insertion professionnelle des travailleurs handicapés que se déplace ce mardi 25 mars Nicolas Sarkozy à Tarbes dans les Hautes Pyrénées. Le chef de l'Etat avait promis quelques semaines après son élection de se donner les moyens d'atteindre le chiffre de 6% de travailleurs handicapés dans les entreprises du privé et du public. Un pourcentage fixé par une loi de 2005, et qui est loin d'être respecté aujourd'hui : seule une entreprise sur deux joue le jeu et, situation plus que paradoxale, la fonction publique fait moins bien que le privé.
« Que tout le monde s'y mette »
Jean-Marie Barbier, président de l'Association des Paralysés de France (APF), estime qu'il faut « davantage expliquer, davantage contraindre, mais surtout que l'Etat commence par donner lui-même le bon exemple ». En effet, il rappelle que « l'Etat ne respecte pas l'esprit de la loi en s'exemptant, à l'Education Nationale, de l'embauche d'un certain nombre de travailleurs handicapés ». Selon lui, « il faut que tout le monde s'y mette, à commencer par ceux qui décident ».
Pour inciter les entreprises à embaucher des travailleurs handicapés, la loi prévoit des amendes : 3400 euros par postes manquants dans les entreprises de moins de 200 salariés et jusqu'à 5000 euros pour celles de plus de 750 salariés. Cet argent sert à financer des aménagements de postes et les entreprises qui montrent l'exemple reçoivent une aidé spécifique. Selon un sondage LH2, 93% des chefs d'entreprise qui ont embauché des handicapés se disent satisfaits.
il est inadmissible de voir que certains handicapés vivent au dessous du seuil de pauvreté, et je parle en connaissance de cause, de hnandicapés qui travaillent 35 heures par semaine en CAT, ou ESAT et leur rétribution n'atteint même pas la moitié du SMIC vous trouvez çà juste l'AAh ne compense pas loin de là l'écart et on est loin du SMIC il y a vraiment beaucoup à faire !