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A la gare de Lille-Flandres. Pour François Fillon, il n'est pas question de supprimer la carte familles nombreuses mais la SNCF assurera désormais le volet transport de cette politique familiale à la place de l'Etat. /Photo prise le 13 novembre 2007/REUTE
TOKYO (Reuters) - Il n'est pas question de supprimer la carte familles nombreuses, a déclaré vendredi à Tokyo le Premier
ministre, François Fillon, expliquant que la SNCF assurerait le volet transport de cette politique familiale à la place de l'Etat.
Prié de dire s'il était question de supprimer cette carte qui permet de bénéficier de réductions à la SNCF, François Fillon a
répondu : "Jamais. Simplement, c'est à la SNCF, désormais qui est une entreprise comme les autres, de mettre en oeuvre cette
politique familiale et c'est elle qui le fera."
"C'est la relation financière entre la SNCF et l'Etat qui va changer", a dit à la presse le Premier ministre, qui effectue une visite
de deux jours au Japon.
A Paris, le président Nicolas Sarkozy devait recevoir dans la journée (à 16h30) les représentants des associations familiales
et des usagers des transports, ainsi que Guillaume Pépy, président de la SNCF, annonce l'Elysée.
Les secrétaires d'Etat chargés des transports et de la famille, Dominique Bussereau et Nadine Morano, devaient participer à
cette réunion destinée à évoquer la question des tarifs familiaux à la SNCF, précise l'Elysée dans un communiqué.
Dans le cadre des mesures d'économies budgétaires présentées la semaine dernière, le gouvernement a annoncé qu'il ne
verserait plus à la SNCF à partir de 2009 les 70 millions d'euros annuels que coûte la carte, créée en 1921.
"Naturellement, la SNCF aura une stratégie, une politique familiale, qu'elle est en train de mettre en oeuvre en concertation
avec les associations familiales. La SNCF fera connaître dans les tout prochains jours le dispositif qu'elle proposera", a ajouté
François Fillon.
La SNCF doit réunir la semaine prochaine son Comité consultatif des consommateurs, qui rassemble une quinzaine
d'associations, pour travailler sur une offre de remplacement.
Un groupe de travail va être constitué qui sera présidé par l'ancienne directrice de l'Union nationale des associations
familiales Monique Sassier.
Le gouvernement lui demande de trouver "un instrument comparable qui soit socialement juste", a dit jeudi à Reuters le
secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, sur le modèle des "offres intelligentes" qu'elle a su créer pour les 12-25
ans ou les seniors, des cartes commerciales payantes. La carte familles nombreuses actuelle coûte 18 euros pour une famille
pour trois ans
Elizabeth Pineau, avec Emmanuel Jarry à l'Elysée