Nathalie :J’ai 36 ans, et j’ai été mariée à un éjaculateur précoce. Nos rapports ont toujours été très courts, mais c’était mon premier amant et je ne savais pas d’où venait le problème. Je savais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, et je pensais que ça allait s’arranger. Il y avait d’autres problèmes, c’est qu’il ne me touchait pas non plus autrement. Au bout de dix ans, je l’ai trompé pour connaître autre chose. J’ai essayé de trouver des solutions, mais il ne voulait faire aucun effort.
Brigitte Lahaie : Finalement, c’était un homme qui ne savait qu’entrer et sortir ! Je note l’expression d’une sexualité directe et très simple chez votre mari, c’est-à-dire que c’est vite et tout de suite, pour décharger les tensions sexuelles. Votre cas présente aussi quelque chose que l’on retrouve souvent, ce sont les étapes qui conduisent la femme qui subit l’éjaculation précoce.
Dans un premier temps, vous êtes rassurante et compréhensive, dans un second temps, vous êtes un peu plus tendue et agressive, dans un troisième temps, vous perdez tout goût pour le plaisir sexuel, le quatrième temps est la période de l’adultère, vous allez vous rassurer ailleurs, et enfin vient le cinquième temps, la rupture. C’est un schéma très classique, quand on ne fait rien pour traiter la question. Le problème est plus mécanique que psychologique, mais les deux aspects doivent être pris en compte malgré tout. Il ne faut pas négliger cette question-là dans un couple.