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Les soins palliatifs consistent à tout faire pour que le malade en fin de vie ne souffre pas trop : traitements anti-douleurs, suivi psychologique, soins du corps quand le patient ne peut plus rien faire tout seul...
Yann Abback s'est rendu au « Pôle Soins Palliatifs du Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon », à Paris. C'est un service qui accueille 15 malades pour des séjours de courte durée, en grande majorité des gens atteints de cancers et en phase terminale. La personne en fin de vie y est mieux que dans un autre service car tout y est fait pour que la vie se termine sans douleur. Yann Abback a rencontré Françoise, qui est en soin palliatif depuis un mois et se dit « en sécurité. Jour et nuit, les infirmières viennent dès que je sonne et même si je reste allongée 24 heures sur 24, grâce à elles, je n'ai pas d'escares ».
Dans le couloir de ce service, en plus des médecins et des infirmières, on croise des bénévoles qui sont là pour écouter les malades, un kiné, une assistante sociale, une religieuse et une psychologue... Pour celle-ci, « la différence avec les autres services, c'est que là tout le monde sait que la majorité des malades vont mourir très bientôt, et donc on n'est plus là pour soigner, on est là pour accompagner les malades jusqu'à la mort ».
Selon le docteur Gilbert Desfosses, qui dirige le pôle Soins Palliatifs du Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon à Paris, il faut avant tout des moyens pour embaucher plus de personnels soignants. En effet, « ce sont des malades qui ont un temps de soins qui est souvent très long. Pour prendre le temps de laver quelqu'un, il faut une demi-heure voire une heure. Si on veut les tourner plusieurs fois dans la journée, c'est du temps. Si on veut que ce temps soit donné agréablement, il ne faut pas que les soignants soient sous pression. C'est à ce prix qu'est la dignité des gens ».
Laëtitia Dosne, responsable de l'ASP, une association d'accompagnement bénévole en soins palliatifs, explique que l'on « a besoin de doubler les unités de soins palliatifs en France, il en faut au moins une par département. On sait qu'avec les soins palliatifs, le malade et la famille sont pris en charge pour avoir une fin de vie la plus paisible possible. Les soignants sont là pour apporter tous les soins de confort, et nous les accompagnants bénévoles nous sommes là pour avoir de l'écoute, être le miroir du malade ».