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Or, le voyagiste Nouvelles Frontières a profité de ce lancement pour faire entendre sa voix : le tour-operator réclame une modification de la loi. En effet, la loi de 1906 concernant les soldes en exclut d'office les voyages, tout comme les banques et les assurances. Si Jean-Marc Siano, le président du directoire de Nouvelles Frontières, souhaite pouvoir faire des soldes, c'est parce qu'il sait que « ce sont des périodes qui sont cadencées et assez bien calées d'une année sur l'autre. Les français se calent sur ces périodes et peuvent anticiper leurs actes d'achat ». Ainsi, les voyages bénéficieraient de la période consumériste des soldes.
A l'heure actuelle, les tour-operators contournent cette interdiction en multipliant les promotions et les offres à prix cassés de dernière minute, notamment sur Internet, comme le confirme Jean-Marc Siano : « Beaucoup d'offres et de promotions foisonnent à la fois dans le secteur mais également sur Internet et quelques fois nuisent à la lisibilité et à la compréhension du consommateur, ces promotions se faisant souvent en dernière minute ».
Mais qui dit promotion ne dit pas soldes. C'est le dernier argument de Jean-Marc Siano : autoriser les soldes sur les voyages permettra de soumettre le secteur à la réglementation très précise en vigueur et de ne pas laisser le consommateur se perdre dans la multitude de promotions de dernière minute. Ainsi, Jean-Marc Siano précise que « les soldes étant un dispositif réglementé, il y a des possibilités pour le consommateur d'avoir des garanties. Garanties en termes d'affichages, de prix pratiqués le mois précédent la mise en place des soldes, et garanties en termes de stocks ».
En effet, pour être soldé, un article doit avoir été « proposé à la vente pendant au moins 30 jours avant la période de soldes ». L'étiquette doit mentionner à la fois le prix avant et le prix après la démarque, et un article soldé bénéficie des mêmes garanties pour le consommateur qu'un article non soldé. La loi de 1906, qui restreignait les soldes aux biens matériels (hors biens culturels) devrait donc selon Nouvelles Frontières être élargie aux voyages, dans l'intérêt du consommateur comme dans celui... du tour-operator.