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TOULOUSE, 19 août (Reuter) - Les drapeaux ont été mis en berne à Castres (Tarn), base du
8e Régiment parachutiste d'infanterie de marine (RPIMA) auquel appartenaient la plupart des 10
soldats français décédés en Afghanistan.
"Cette décision de mettre les drapeaux en berne est la première marque de solidarité de notre
ville pour notre régiment. Il y en aura d'autres", a déclaré à Reuters Jean-Philippe Audouy,
adjoint au maire de Castres chargé des relations avec ce régiment.
"Parallèlement, un registre a été installé dans le hall de la mairie pour que les habitants
puissent venir inscrire des marques de soutien aux soldats de notre régiment et aux familles des
victimes", a-t-il ajouté.
Plusieurs cérémonies dédiées à ce régiment devraient se dérouler jeudi à Castres dans le cadre
du 64e anniversaire de la libération de la ville à la fin de la Seconde guerre mondiale.
"Nous sommes en train d'organiser d'autres marques de soutien. Les commerçants de la ville
auront sûrement à coeur de montrer de leur côté leur solidarité dans les heures ou les jours à
venir", a dit encore l'élu de Castres.
Un lourd silence régnait mardi devant les grilles fermées de la caserne du 8e RPIMA de
Castres historiquement installé près du centre-ville.
Plusieurs dizaines d'habitants ainsi que des journalistes s'étaient massés devant les grilles
dans l'attente d'informations, tandis qu'une intense activité se déroulait à l'intérieur des
bâtiments de cette unité.
"J'avais appelé le régiment ce matin. J'étais en permission mais, comme beaucoup d'autres, je
suis revenu au 8e. Nous n'avons pas trop d'informations mais nous nous organisons pour parer
au pire", a expliqué par téléphone un soldat de ce régiment qui a tenu à garder l'anonymat.
"La symbiose est telle entre notre ville et son régiment, dont elle est la marraine, que les
armes de Castres, un pont surmonté de la devise -Debout- figure sur la tenue de combat des
soldats du 8e dont la propre devise est -Volontaire-", a précisé Jean-Philippe Audouy.
Le 8e RPIMA est l'un des rares régiments de France à ne pas avoir été concerné par le récent
projet de réorganisation des casernes françaises.
"C'est même le contraire, note Jean-Philippe Audouy, puisque ce régiment a été versé dans le
rang des bases de défense, ce qui signifie un nouvel accroissement de son potentiel
opérationnel".
Nicolas Fichot, édité par Pascal Liétout