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Le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande. Avec le congrès de novembre et l'élection du successeur de François Hollande à la tête du parti en ligne de mire, les ténors du PS - Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et les proches de Dominique
par Laure Bretton
LA ROCHELLE, Charente-Maritime (Reuters) - Les ténors du Parti socialiste n'ont eu de cesse vendredi d'appeler au
rassemblement tout en organisant des réunions de partisans qui ont fini par éclipser les travaux officiels de l'université d'été à La
Rochelle.
Avec le congrès de novembre en ligne de mire, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et les proches de Dominique
Strauss-Kahn, ont réuni leurs proches aux quatre coins du port.
"C'est étonnant tous ces gens qui ont besoin de se tenir chaud même l'été", a raillé le premier secrétaire François Hollande,
dont la succession s'organise en ordre plus que dispersé.
"Mais ce qui se joue ici, c'est notre opposition et nos propositions", a-t-il martelé.
Les ateliers de formation de militants - la raison d'être du rendez-vous de La Rochelle - se sont déroulés dans l'ancienne criée,
où les dirigeants ont fait des apparitions minutées sous l'oeil des caméras.
A quelques mètres de là, sous son slogan "Créativité, combativité, courage", Bertrand Delanoë, que les sondages placent
légèrement en tête dans la course à la direction du parti, a rassemblé 500 militants dans un amphithéâtre de la fac de langues.
Visiblement ému de la standing-ovation de ses partisans, le maire de Paris a écrasé une larme à l'entrée de Lionel Jospin.
Dans l'après-midi, l'ancien Premier ministre avait donné une leçon de socialisme visant tout particulièrement Ségolène Royal
sur la question des alliances.
ALLIANCE AUBRY/STRAUSS-KAHNIENS EN VUE
"Le rassemblement à gauche a contribué à la renaissance du socialisme français et permis ses victoires en 1981, 1988 et
1997", a-t-il rappelé lors d'un atelier sur l'avenir des partis sociaux-démocrates européens.
"Rompre avec cette stratégie serait une décision lourde de conséquences", a-t-il souligné à l'adresse de celle qui avait tendu
la main à François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle. "Nous avons besoin sur cette question fondamentale de la
stratégie d'une délibération collective à l'opposé de ce qui fut fait" en 2007, a-t-il insisté.
Dans la salle de l'Oratoire, un ancien temple protestant, Ségolène Royal a convié ses partisans à un "pot de l'amitié" avec
fromage de chèvre local et leur a demandé d'être "exemplaires dans la période qui s'ouvre".
"Les tractations, les négociations, les accords ici ou là, ce n'est pas la question à La Rochelle", a-t-elle déclaré devant
plusieurs centaines de personnes.
En fin de soirée, Julien Dray, candidat déclaré au poste de premier secrétaire, est passé la saluer sous les applaudissements.
Dans une salle à la périphérie de la ville, Jean-Christophe Cambadélis et Pierre Moscovici ont réuni le courant des
"Strauss-Kahniens" à huis clos.
Le rapprochement esquissé au milieu de l'été avec Martine Aubry, candidate potentielle à la succession de François Hollande,
est désormais "calé", assure Jean-Christophe Cambadélis.
Les deux courants sont convenus de présenter une "motion" commune, les textes d'orientation soumis au vote des militants
lors du congrès en laissant de côté pour l'instant la question du chef de file.
Edité par Gérard Bon