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Interrogée sur la possibilité de faire évoluer les seuils avant cette période de deux ans, elle a répondu : « On se garde cette possibilité ouverte, même si ce n'est pas encore complètement réglé. Quand on a mis en place le bonus-malus, j'avais proposé qu'on ait un bonus à moins de 120g de CO2 par kilomètre et un malus à plus de 140. Finalement, il y a eu des arbitrages et il a été choisi d'avoir des arbitrages plus souples. Finalement, le bonus c'est moins de 130 et le malus, c'est plus de 160 ».
« On a insuffisamment anticipé l'immense succès qu'allait être celui du bonus-malus, son fort impact. Le bonus-malus, c'est un instrument qui a vocation à être équilibré, un instrument d'une très grande puissance, qui a un effet de levier très fort. Sur les voitures, ce qui s'est passé, c'est que le succès a été très au-delà de ce qui était attendu ».
« Normalement, avec le montant de bonus-malus qu'on a mis, les économistes nous calculaient tous un déplacement de 6 à 7% du marché. On a déplacé 50% du marché. Ca ne m'étonne pas mais ça fait un résultat qui n'est pas équilibré. Les constructeurs sont archi-mobilisés avec le bonus-malus et toute la gamme se déplace. C'est donc normal qu'à terme le bonus-malus évolue aussi. D'autre part, une part du malus des voitures les plus polluantes (plus de 200 ou 250 grammes) sera annualisé ».
« Pour l'instant, le bonus-malus va rester tel qu'il est jusqu'à la fin de l'année. Je dis simplement que, comme on l'avait prévu dans le Grenelle de l'Environnement, les seuils ont vocation à évoluer en 2009 ou 2010, ça n'a pas été arbitré ».