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Le gouvernement penche pour une prime transport qui prendra la forme soit d'un remboursement de 50% des abonnements de transport en commun, comme en Ile de France avec la RATP et la SCNF, soit d'un versement par les entreprises de 200 euros par an pour le
PARIS (Reuters) - Le gouvernement penche pour une prime transport qui prendra la forme soit d'un remboursement de 50% des
abonnements de transport en commun, soit d'un versement par les entreprises de 200 euros par an pour les salariés obligés d'utiliser
leur véhicule, rapporte le Journal du dimanche dans son édition du 7 septembre.
"C'est un arbitrage extrêmement subtil que Matignon s'apprête à rendre en ce début de semaine sur la contribution transport", écrit
l'hebdomadaire en précisant que le nouveau dispositif, réclamé par les syndicats, remplacera le chèque transport institué par le
gouvernement Villepin.
Selon le JDD, le système existant actuellement en Ile-de-France - le remboursement de 50% de la carte orange par les entreprises -
sera étendu à tout le territoire "lorsqu'il existe des modes de transport en commun que le gouvernement souhaite encourager." Ce
versement sera exonéré de charges sociales.
"Pour les salariés obligés d'utiliser leur véhicule, les entreprises verseront une somme de 200 euros par an, exonérée de charges
sociales et fiscales. Mais cette revendication des syndicats sera appliquée par les entreprises sur la base du volontariat et le Medef
ne devrait plus s'y opposer", ajoute-t-il.
En réponse à la flambée des prix de l'essence, le Premier ministre François Fillon avait annoncé en juin la mise en place prochaine
d'une "aide directe, inscrite sur la feuille de paie et financée par l'employeur avec l'aide de l'Etat".
Les partenaires sociaux étaient priés de lui faire des propositions avant le 15 septembre, mais les organisations patronales avaient
sans attendre fait part de leur opposition.
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a dénoncé une "erreur économique", estimant que les entreprises étaient dans
l'impossibilité d'accepter une augmentation de leurs charges.
La CGPME a de même dénoncé à l'avance "tout dispositif obligatoire se traduisant par une augmentation de charges (qui) viendrait
fragiliser davantage encore les petites entreprises".
D'après des chiffres du Medef, le dispositif d'Ile-de-France coûte aux entreprises plus de 600 millions d'euros par an.
Côté syndicats, la CFDT a demandé que le dispositif parisien soit étendu à tout le territoire et qu'il s'applique au covoiturage,
proposant en outre l'attribution d'une aide équivalente pour les salariés contraints d'utiliser leur voiture. La CGT a demandé pour sa
part que la prise en charge par l'employeur soit obligatoire.
Véronique Tison