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La présidente du Medef Laurence Parisot s'oppose à l'instauration d'une prime acquittée par les entreprises pour aider les salariés à supporter l'inflation des coûts du transport, jugeant cette nouvelle contribution "pas raisonnable". /Photo prise le 29 a
PARIS (Reuters) - La présidente du Medef dit s'opposer à l'instauration d'une prime acquittée par les entreprises pour aider les salariés à
supporter l'inflation des coûts du transport.
"Cette affaire n'est pas raisonnable et d'ailleurs, je crois que c'est une erreur de raisonnement de la part du gouvernement. Il faut bien
comprendre qu'aujourd'hui les entreprises françaises ne peuvent pas supporter un centime d'euro de charges de plus", a-t-elle dit sur RTL.
Les entreprises pourraient être poussées à un remboursement de 50% des abonnements de transport en commun, ou à un versement de
200 euros par an pour chaque salarié voyageant en voiture. Il est question pour l'instant de volontariat, le gouvernement n'a pas fait d'annonce
officielle et doit encore discuter avec les partenaires sociaux.
Laurence Parisot a fait état de 50.000 dépôts de bilan d'entreprises au premier semestre en France, le chiffre le plus élevé depuis dix ans,
dit-elle. Le prix de l'essence est composé à 65% de taxes, remarque-t-elle aussi, ironisant sur la création d'une "taxe sur la taxe".
Par ailleurs, elle souligne que les entreprises financent déjà les transports collectifs urbains à hauteur de "quatre à cinq milliards d'euros par
an".
Pour elle, la réponse aux problèmes des hausses du prix des carburants, "c'est une politique économique qui booste la croissance, ce qui
va permettre une augmentation sérieuse du pouvoir d'achat des salariés".
Thierry Lévêque