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François Fillon a répondu aux critiques de Laurence Parisot sur la future prime transport en insistant sur la "nécessité" d'un dispositif dont le gouvernement veut assurer le bon fonctionnement et la pérennité. /Photo d'archives/REUTERS/Mike Finn-Kelcey
SAINT-JEAN-DE-LUZ, Pyrénées-Atlantiques (Reuters) - François Fillon a répondu aux critiques de Laurence Parisot sur la future prime
transport en insistant sur la "nécessité" d'un dispositif dont le gouvernement veut assurer le bon fonctionnement et la pérennité.
"Le chèque transport existe, Mme Parisot ne peut pas être contre un dispositif qui existe et qu'elle n'avait pas dans le passé critiqué", a
déclaré le Premier ministre à des journalistes en marge de la visite de l'usine Quicksilver, à Saint-Jean-de-Luz.
"Le dispositif ne fonctionne pas et j'essaie de faire en sorte qu'il fonctionne, un dispositif qui permet d'aider les salariés à se rendre sur leur
lieu de travail dans des conditions qui sont rendues plus difficiles par le renchérissement du pétrole", a-t-il poursuivi.
"C'était une nécessité il y a trois ans quand il a été créé, ça l'est toujours aujourd'hui", a ajouté François Fillon.
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé lundi sur RTL que l'initiative gouvernementale n'était pas "raisonnable", les entreprises
françaises ne pouvant pas "supporter un centime d'euro de charges de plus".
Le gouvernement doit annoncer prochainement, après consultation des recommandations des partenaires sociaux, les modalités de la
future aide au transport domicile-travail, qui se substituera au "chèque transport" introduit en décembre 2006 par la loi pour le développement
de la participation et de l'actionnariat salarié.
Titre de paiement, ce "chèque" devait servir à prendre en charge une partie des frais de déplacement entre le domicile et le travail en
transports collectifs. Les salariés travaillant dans une zone non desservie par les transports en commun ou ayant des horaires atypiques
pouvaient en outre l'utiliser pour acheter du carburant dans la limite de 100 euros par an.
Cette formule, peu utilisée, a été jugé inopérante par le gouvernement de François Fillon.
Selon Le Journal du Dimanche, il pencherait pour un dispositif instituant soit un remboursement de 50% des abonnements de transport en
commun, soit un versement par les entreprises de 200 euros par an pour les salariés contraints d'utiliser leur véhicule pour se rendre au travail.
Claude Canellas, Sophie Louet