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« Ce qui m'a beaucoup frappé dans ces situations-là, c'est que non seulement ils vont aux Restos du Cœur, mais souvent ils ont besoin de prendre un crédit à la consommation pour boucler les fins de mois. Le RSA est fait d'un côté pour aider allocataires du RMI et de l'autre pour aider les salariés modestes. Quelqu'un qui a deux enfants, un SMIC, plus 200 euros d'allocations diverses, il aura 200 euros de plus par le RSA. Ca durera tant qu'il en aura besoin ».
« C'est pour ça que je n'hésite pas à dire que c'est une petite révolution, que le RSA c'est pile poil ce qu'il faut. Quand vous êtes riche, vous payez des impôts, quand vous êtes modeste, il faut qu'une partie des impôts vienne s'ajouter à vos propres revenus pour faire en sorte que vous puissiez sortir la tête de l'eau. Ca concerne tous les salariés modestes. Il y a 3,5 millions de ménages qui vont bénéficier du RSA, dont 2 millions qui sont des salariés modestes ».
« Ca passera par les Caisses d'Allocations Familiales. La plupart des gens sont déjà dans les fichiers des Caisses d'Allocations Familiales, soit parce qu'ils ont des aides au logement, soit parce qu'ils ont des prestations familiales, soit parce qu'ils perçoivent des minimas sociaux. Donc on estime que les deux tiers ou les trois quarts des 3,5 millions de ménages sont déjà inscrits dans les CAF, qui vont leur envoyer un petit mot. Les autres, on s'adressera à eux et on mettra en place tous les moyens d'information pour qu'ils l'aient le plus vite possible, c'est-à-dire en juin prochain ».