« L'idée qui est derrière, c'est que pour les Français ce truc est totalement illisible. Ils connaissent leur maire, ils connaissent leur député, ils connaissent très mal leurs conseillers régionaux ou généraux. Et ils savent encore moins ce qu'ils font, alors qu'ils savent tous ce que fait le maire. Il y a une dépense publique totalement non maîtrisée dans les départements et les régions, et une augmentation des impôts locaux démentielle. On voit bien que tout cela ne peut pas tenir ».
« Mon sentiment, c'est que tout ça doit donner lieu à un vrai big bang. L'intérêt de la réforme constitutionnelle, c'est qu'elle prévoit que les parlementaires peuvent s'emparer d'une réforme pour la mettre en œuvre. Le gouvernement y travaille, nous y travaillons, et nous allons nous emparer de cette réforme. Mon idée, c'est qu'il ne doit pas y avoir de tabous quand on lance un chantier. Le Grand Paris, c'est typiquement quelque chose qui pourrait justifier de faire une sorte de collectivité spécifique, ni région, ni département, ni ville ».
« Alors on regroupe, on clarifie les compétences : qui fait quoi ? Qui paye quoi ? On réduit le nombre d'élus, et pour le même prix on réduit le nombre de moyens, parce que du coup il n'y a plus besoin d'avoir deux administrations ».