





Ainsi jeudi, Eric Woerth, le ministre du Budget, refusait d'évoquer une récession : « L'idée est de savoir à combien on sera en termes d'augmentation de notre PIB d'ici la fin de l'année, d'ici le mois de décembre. Alors est-ce que la France croît ou est-ce qu'elle ne croît pas ? 1% de croissance, c'est 1% de croissance. Il y a une définition technique et statistique de la récession, et puis il y a la réalité des choses. On ne va pas se battre sur les mots, ce qui est important c'est de noter que le ralentissement est fort et que la crise est évidemment très importante. Ca fait très longtemps qu'on n'a pas vécu une situation aussi grave sur le plan économique ».
Xavier Bertrand, ministre du Travail, faisait lui aussi jeudi tout pour ne pas lâcher le mot qui fâche : « Le sujet aujourd'hui n'est pas de prononcer des mots ou de faire des grands mots mais de savoir comment répondre le plus concrètement possible aux problèmes des Français ».
Ce vendredi à Antibes, aux journées parlementaires de l'UMP, Eric Woerth a finalement admis que la France était en « récession technique ». Si les prévisions de l'INSEE se réalisaient, à savoir trois trimestres « négatifs » consécutifs, ce serait du jamais vu en France depuis la récession de 1993.












