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« Il ne faut pas attendre que les entreprises françaises fassent faillite, il vaut mieux leur donner, avec des conditions bien sûr, de quoi travailler. Ceux qui nous écoutent, ils se disent « Est-ce que je vais perdre mes économies ? » : non. « Est-ce que ma banque va s'écrouler ? » : non. La question que chacun se pose, c'est « Est-ce que mon emploi, ou l'emploi de mes enfants, peut être menacé ? » : là, personne n'est capable aujourd'hui de dire « Ne vous en faites pas ». Donc la menace, elle est moins sur le système financier en France et en Europe, que sur l'économie réelle ».
« Dans ce moment où il y a de l'inquiétude et une menace, le gouvernement et le Président de la République ont dit ce qu'il fallait dire sur les dépôts. En revanche, là où nous sommes faibles, pour ne pas dire contre-productifs, c'est par rapport au grand sujet qu'est la relance de l'activité. En France, depuis un an et demi, les caisses ont été vidées par ce fameux paquet fiscal, il n'y a pas de marge de manœuvre, et aujourd'hui ce que j'attends du gouvernement, c'est qu'il revienne sur les choix malencontreux qui ont été faits ».
« C'est assez incroyable de voir des libéraux, qui voulaient privatiser La Poste dans quelques jours, et qui aujourd'hui sont prêts à racheter tous les établissements financiers qui auront des difficultés. Je crois que les libéraux ont pris, sur le plan idéologique, un sacré coup de massue ces derniers jours ».