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La ministre de l'Economie Christine Lagarde a minimisé l'impact de l'affaire Madoff sur les épargnants français au lendemain de l'alerte lancée par l'Autorité des marchés financiers. L'AMF a dit mercredi dans un communiqué publié en fin de journée que l'e
PARIS (Reuters) - La ministre de l'Economie Christine Lagarde a minimisé l'impact de l'affaire Madoff sur les épargnants français au lendemain de l'alerte lancée par l'Autorité des marchés financiers (AMF).
"Ce que je sais aujourd'hui, c'est qu'une toute petite part des encours gérés en France est touchée ou susceptible de l'être (...) Cela représente à ma connaissance aujourd'hui 0,05% du total des actifs", a déclaré la ministre à Bercy en marge d'une conférence de presse sur le bilan de la présidence française de l'Union Européenne.
L'AMF a dit mercredi dans un communiqué publié en fin de journée que l'exposition au risque Madoff était "indirect" et qu'il s'élèverait à "plusieurs centaines de millions d'euros", sans préciser quels étaient les épargnants concernés.
"À ma connaissance aujourd'hui les OPCVM qui seraient touchés sont dits spécialisés et pas du tout grand public" a précisé Christine Lagarde.
"Ce ne sont pas des OPCVM gérés par des banques. Donc les dommages sont limités", a estimé la ministre.
Les Organismes de placement collectif de valeurs mobilières (OPCVM) sont des produits financiers, comme les sicav ou les fonds communs de placement.
Une importante partie des sommes collectées dans ces fonds provient des ménages français.
L'évaluation des conséquences de l'affaire Madoff sur la France n'est pas encore tout à fait terminée, a précisé Christine Lagarde.
"L'AMF est en train de finaliser l'inventaire des dommages et notre responsabilité aujourd'hui n'est surtout pas d'affoler les épargnants."
"L'affaire Madoff nous donne un exceptionnel signal d'alarme pour aller plus loin dans la responsabilité de tous les acteurs, la supervision de tous les acteurs et tous les produits sur tous les territoires", a ajouté la ministre.
Selon le journal Le Monde daté de vendredi, Bercy n'a pas du tout apprécié la déclaration de l'AMF, "redoutant que l'imprécision du communiqué de l'autorité boursière ne provoque un vent de panique parmi les petits épargnants".
La justice américaine a placé mercredi en résidence surveillée le financier Bernard Madoff, figure de Wall Street accusée d'une fraude de 50 milliards de dollars.
Clément Guillou, édité par Yves Clarisse