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George W. Bush a profité de sa dernière conférence de presse en tant que président des États-Unis lundi pour se livrer à quelques regrets sur son action que l'Histoire, selon lui, jugera mieux que ne le font dans l'immédiat les commentateurs politiques. /
WASHINGTON (Reuters) - George W. Bush a profité de sa dernière conférence de presse en tant que président des États-Unis lundi pour se livrer à quelques regrets sur son action que l'Histoire, selon lui, jugera mieux que ne le font dans l'immédiat les commentateurs politiques.
"Je pense que les historiens se retourneront sur le passé et seront davantage à même de juger les erreurs quand un peu de temps sera passé. L'histoire immédiate, ça n'existe pas", a dit Bush.
Le président sortant s'est félicité d'avoir toujours fait ce qu'il pensait bon pour la nation malgré les critiques à Washington et il a recommandé à son successeur Barack Obama d'en faire autant.
"Je ne vois pas comment je pourrais rentrer chez moi au Texas, me regarder dans la glace et être fier de ce que je vois si je permettais aux voix les plus fortes, aux critiques les plus fortes, de m'empêcher de faire ce qui me semble nécessaire pour protéger ce pays."
- Sur la gestion de l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans en 2005, Bush a dit s'être longuement interrogé après coup: "Aurais-je pu faire les choses différemment , comme faire atterrir Air Force One (l'avion présidentiel, ndlr) à la Nouvelle-Orléans ou à Baton Rouge ?" Non, selon lui, car sa protection sur place aurait détourné les forces de l'ordre de leur mission première, à savoir gérer la crise.
- Le déploiement de la banderole "Mission accomplie" lors d'un discours sur un porte-avions en mai 2003, moins de deux mois après l'invasion de l'Irak, a "clairement" été une erreur. "Cela a envoyé le mauvais message. Nous voulions dire les choses différemment."
- Justifications pour l'invasion de l'Irak, les armes de destructions massive n'ont jamais été trouvées. "Une déception considérable", selon Bush, de même que le mauvais traitement des détenus irakiens par les soldats américains à la prison bagdadie d'Abou Ghraïb, "une déception énorme".
- Bush a regretté de s'être obstiné en faveur de la réforme de la sécurité sociale peu après sa réélection contre l'avis du Congrès mais il aurait aimé le faire davantage pour sa réforme de l'immigration, enterrée par le Sénat.
Tabassum Zakaria, version française Clément Guillou