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Après une baisse de 3,1% en 2008, les prix des logements anciens en France devraient encore baisser, selon le scénario privilégié par la Fédération des agents immobiliers Fnaim. Pour l'année qui démarre, les prix devraient encore baisser de l'ordre de 10%
PARIS (Reuters) - Après une baisse de 3,1% en 2008, les prix des logements anciens en France devraient encore baisser au cours des trois prochaines années, selon le scénario privilégié par la Fédération des agents immobiliers Fnaim.
Pour l'année qui démarre, les prix devraient encore baisser de l'ordre de 10%, avec un nouveau recul de 5% en 2010, puis de 3% en 2011, avant de se stabiliser en 2012.
En 2008 la baisse des prix est ressortie à 6,5% au quatrième trimestre 2008, avec une baisse de 9,9% en glissement annuel.
Ces baisses de prix devraient permettre de relancer l'activité dès 2010, à condition que les banques desserrent leurs conditions de crédit afin de resolvabiliser la demande.
"Je ne pense pas qu'il y ait un revirement de tendance en 2009. L'année devrait confirmer la tendance baissière affirmée en 2008, après un cycle de hausse exceptionnellement long, au cours duquel les prix des logements avaient doublé", a déclaré mardi le président de la Fnaim René Pallincourt. "Mais cela aura pour effet de resolvabiliser la clientèle de 16% en 2012."
Le volume d'activité devrait pour sa part se stabiliser entre 550.000 et 600.000 ventes de logements anciens cette année, en baisse de 15 à 25% par rapport aux 700.000 de 2007.
Bien que la demande de logements reste soutenue, le durcissement de la politique de prêts immobiliers de la part des banques, qui demandent aujourd'hui en général un apport personnel de 20%, freine l'activité, note René Pallincourt.
"L'écueil, c'est la nécessité d'avoir un apport personnel plus important. C'est la barrière aujourd'hui. La demande est toujours très importante mais les ménages ont des difficultés à construire leur apport personnel", déclare-t-il. "Si les banques desserrent un peu les exigences en matière de prêt, on devrait avoir une reprise de l'activité dès l'année 2010.
Dans le cadre de ce scénario, la Fnaim retient l'hypothèse d'une sortie de récession dès l'an prochain, avec des taux d'intérêt de 4,5% en 2009, puis de 4% en 2010 et 2011, et une durée moyenne de prêts de 17 ans en 2009 contre 18 en 2008.
Juliette Rouillon, édité par Jacques Poznanski