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George Bush a quitté la scène politique par la petite porte, alors que tous le pays n'avait d'yeux que pour son successeur, Barack Obama. Au terme de huit ans d'exercice du pouvoir, l'ex-président a pris la direction de son ranch de Crawford, au Texas. /P
par Tabassum Zakaria
WASHINGTON (Reuters) - George Bush a quitté la scène politique par la petite porte, alors que tous le pays n'avait d'yeux que pour son successeur, Barack Obama.
Au terme de huit ans d'exercice du pouvoir, l'ex-président a pris la direction de son ranch de Crawford, au Texas, non sans avoir effectué une dernière promenade sur les pelouses de la Maison blanche. Dans le bureau ovale, il avait auparavant reçu les appels de plusieurs personnalités, dont Condoleezza Rice, amie de longue date et secrétaire d'Etat sortante.
"Il se sent bien. C'est un jour historique. Nous avons adressé tous nos voeux de succès à l'équipe Obama", a déclaré sa porte-parole, Dana Perino.
Dans la matinée, George et Laura Bush avaient accueilli Obama et son épouse Michelle avec lesquels ils ont partagé le café à la Maison blanche, puis le chef de l'Etat sortant et son successeur ont pris place dans la limousine présidentielle pour se rendre à la cérémonie d'investiture.
Alors que le convoi s'ébranlait, Bush a envoyé un baiser en direction de la Maison blanche, où des travaux de rafraichissement ont immédiatement débuté alors que les déménageurs apportaient les premiers cartons.
Bush, qui quitte la présidence avec une cote de popularité en berne, a pu mesurer mardi l'étendue du mécontentement de ses concitoyens.
Quelques instants avant l'arrivée du couple Obama, une petite foule a entonné un chant d'ordinaire réservé aux équipes sportives vaincues devant les grilles de la Maison blanche.
Des écriteaux portant des slogans hostiles tels que "Assez de Bush" ou "Arrêtez Bush" ont été brandis sur son trajet vers le Capitole.
Dans son discours d'investiture, Obama lui a en revanche adressé ses remerciements "pour son dévouement à notre nation ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve pendant cette transition".
Il a toutefois fait allusion à l'un des aspects les plus décriés de sa politique en jugeant qu'il n'y avait pas lieu "de choisir entre notre sécurité et nos idéaux".
Bush a l'intention de créer à Dallas une bibliothèque et un centre d'études politiques qui sera baptisé "Institut de la liberté."
Version française Jean-Philippe Lefief