





Emmanuel :
J'ai 35 ans et la jouissance précoce de ma femme est un problème. Lorsque l'on fait l'amour,
elle parvient à l'orgasme très rapidement, et, à l'inverse, je mets assez
longtemps pour jouir, au point que ça devient désagréable pour elle. On est un
peu en décalage.
Brigitte Lahaie : Sur un plan technique, ça n'a aucune importance, mais le problème est
donc que ça devient désagréable pour elle. Une fois qu'elle a joui, elle
voudrait que ça s'arrête assez rapidement, et comme vous sentez qu'il faudrait
que vous jouissiez, ça vous bloque encore davantage. Plus ça va aller et plus ça
va vous bloquer, et plus ce qui était au départ une question de minutes va se
rallonger encore.
La question que l'on peut se poser à propos de votre femme, c'est de savoir si elle jouit vraiment ou si elle a trouvé cette parade pour
évacuer le rapport sexuel le plus vite possible. C'est étonnant qu'elle n'accepte
pas que vous restiez en elle le temps qu'il vous faut.
Si c'est vraiment le fait d'être un peu «électrisée» et de se sentir mal, la solution est
de faire une pause, assez courte. Vous vous retirez, vous la laissez hors
pression, et ensuite vous pouvez reprendre le rapport sans problème. Il
faudrait essayer d'arriver à cette solution intermédaire, jusqu'à ce que petit à
petit vous arriviez à vous adapter l'un à l'autre.
Votre femme peut également retenir un peu son
plaisir, essayer de ralentir un peu, et vous d'accélérer un peu aussi. Si
ça se fait dans la complicité, normalement vous devriez y arriver.
Dans un
premier temps, essayez de vous adapter à sa dictature, retirez-vous, laissez la
souffler et reprenez le rapport. Au
départ ça va casser le rythme, mais pour l'instant vous êtes dans un système
qui devient vicieux et qu'il faut de toute façon casser.








