SOMMAIRE
tout le sommaire
© Reuters
Le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer, Yves Jégo, juge possible avant la fin de la semaine un accord sur l'augmentation des salaires en Guadeloupe, noeud du conflit qui dure depuis un mois dans l'île. /Photo prise le 18 février 2009/REUTERS/Benoît Te
PARIS (Reuters) - Le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer, Yves Jégo, juge possible avant la fin de la semaine un accord sur l'augmentation des salaires en Guadeloupe, noeud du conflit qui dure depuis un mois dans l'île.
"Un travail de fond a été entrepris pour déblayer toutes les problématiques, pour poser sur la table beaucoup de choses qui le sont déjà aujourd'hui", a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée nationale.
"Il reste un noeud en Guadeloupe, c'est celui des salaires et les médiateurs travaillent dans la coulisse et je crois savoir que les choses avancent bien. Je pense que dès cette fin de semaine il y aura matière à ce que le responsabilité triomphe, que les gens se mettent dans une salle et qu'ils signent cet accord salarial que nous attendons tous", a-t-il dit.
Les grévistes du collectif contre la vie chère et les surprofits (LKP) réclament une hausse de 200 euros par mois des salaires les plus bas, une revendication qui avait été acceptée selon eux par le gouvernement, ce que ce dernier dément.
Yves Jégo a estimé que sa présence à Paris plutôt qu'en Guadeloupe était utile pour aider le gouvernement à comprendre la situation dans l'île, où un syndicaliste du LKP a trouvé la mort mercredi à un barrage tenu par des jeunes.
"Je suis utile ici parce que je suis en train de convaincre à la fois les parlementaires, à la fois les membres du gouvernement que la vision que nous avions peut-être à l'origine n'est pas exactement celle que j'ai ressentie en étant dix jours sur place", a-t-il ajouté.
Il a appelé l'opposition socialiste à appuyer son action.
"On ne peut qu'appeler la gauche à arrêter de jeter de l'huile sur le feu, à arrêter d'instrumentaliser la Guadeloupe. La Guadeloupe ce n'est pas un combat de la gauche contre la droite, la Guadeloupe c'est un combat de société", a-t-il dit.
Emile Picy, édité par Yves Clarisse