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LE SALAIRE DES PATRONS
PARIS (Reuters) - Le Premier ministre français présentera lundi après-midi le décret encadrant la rémunération des chefs d'entreprises aidées par l'Etat alors que plusieurs dirigeants ont été poussés ces derniers jours à renoncer à des stock-options qui leur avaient été attribuées.
François Fillon présentera le décret à la presse à 15h45 en compagnie de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et du ministre du Travail, Brice Hortefeux.
Selon le quotidien Les Echos, le texte interdira jusqu'à fin 2010 la distribution de stock-options et d'actions gratuites aux dirigeants et mandataires sociaux des banques et constructeurs automobiles soutenus financièrement par l'Etat.
Les entreprises soutenues par le Fonds stratégique d'investissement (FSI) ne seraient pas concernées.
Les rémunérations variables ne seraient pas interdites mais encadrées. Elles devront être établies à partir de critères de performance précis et limités dans le temps, poursuit le quotidien économique, selon qui le gouvernement juge suffisantes les règles actuelles sur les "parachutes dorés".
Personne n'était disponible dans l'immédiat à Matignon ou au ministère de l'Economie pour commenter ces informations.
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a critiqué une éventuelle limitation dans le temps de ces mesures.
"On a le sentiment qu'une fois la crise passée tout recommencera comme avant", a-t-il déploré sur Canal+, souhaitant que les nouvelles règles s'appliquent après 2010.
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste, a souhaité que les stock-options soient purement et simplement interdites.
"Pourquoi on n'utilise pas les salaires, pourquoi on veut toujours éviter de parler salaires ?", s'est-elle interrogée sur LCI.
Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Michel Bélot