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A Venelles, lors d'une table ronde sur la croissance par la recherche et l'innovation, Nicolas Sarkozy a dénoncé les séquestrations par des salariés de patrons d'entreprise et de cadres supérieurs, qui se sont multipliées ces derniers temps. /Photo prise
VENELLES, Bouches du Rhône (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclare qu'il ne tolèrerait pas les séquestrations par des salariés de patrons d'entreprise et de cadres supérieurs, qui se sont multipliées ces derniers temps.
"Il y a des comportements d'un certain nombre de patrons qui sont inadmissibles mais l'immense majorité des chefs d'entreprise souffre de la crise et se comporte formidablement bien", a déclaré le président de la République lors d'une table ronde sur la croissance par la recherche et l'innovation.
"Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'aller séquestrer les gens ?", a-t-il poursuivi devant un millier de personnes rassemblées dans une salle de sports, à Venelles, dans les Bouches-du-Rhône. "On est dans un Etat de droit. Je ne laisserai pas faire les choses comme ça."
Nicolas Sarkozy a dit pouvoir comprendre la colère de salariés dont les emplois sont menacés mais il a estimé que la situation ne pouvait qu'être aggravée par des comportements contraires à la loi.
Le chef de l'Etat est en outre revenu sur les incidents qui ont marqué le week-end dernier le sommet de l'Otan à Strasbourg. Il a jugé inadmissible le comportement des casseurs, qui ont notamment incendié un hôtel.
"A Strasbourg, quelle allure ils avaient ? Ils voulaient être pacifistes avec des haches et des barres de fer ? C'est pacifiste ça ?", a-t-il lancé.
"C'est inadmissible, ils doivent être sanctionnés. Il y a une loi. Elle s'appliquera avec fermeté", a-t-il ajouté. "Je la ferai respecter, il n'y aura pas d'exception."
Emmanuel Jarry, édité par Gilles Trequesser