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Les organisations syndicales ont décidé d'appeler à deux nouvelles mobilisations, une journée interprofessionnelle le 26 mai et une "grande journée de manifestations" dans toute la France le 13 juin. /Photo prise le 1er mai 2009/REUTERS/Pascal Rossignol
PARIS (Reuters) - Les organisations syndicales ont décidé d'appeler à deux nouvelles mobilisations, une journée interprofessionnelle le 26 mai et une "grande journée de manifestations" dans toute la France le 13 juin.
Dans un communiqué, les huit organisations syndicales "appellent solennellement le gouvernement et le patronat à prendre en compte l'ampleur" des rassemblements du 1er mai qui "expriment inquiétude, désarroi et profond sentiment d'injustice.
Elles préciseront dans les prochains jours "des propositions sur lesquelles elles attendent des réponses rapides du gouvernement et du patronat", précise le texte.
La mobilisation moins forte qu'espéré aux manifestations unitaires du 1er mai compliquait la tâche des syndicats, qui ont discuté pendant près de cinq heures au siège de la CFTC.
Le principe d'une nouvelle journée de manifestations avant la rentrée de septembre était loin d'être acquis en raison des différentes approches des syndicats, qui ont cependant préservé leur front unitaire.
Les organisations ont finalement décidé de faire du 26 mai une journée de "mobilisations décentralisées dans des modalités diverses en fonction des réalités locales."
Elles appellent aussi à une "grande journée de manifestations dans toute la France" le 13 juin, juste après les élections européennes.
Le gouvernement a tenté samedi de reprendre la main, égrenant ses mesures prises en faveur des plus touchés et promettant une nouvelle rencontre avec les syndicats à l'Elysée avant la fin juin.
Raymond Soubie, conseiller social du président Nicolas Sarkozy, se refuse cependant à parler de "sommet social" comme celui organisé en février.
Avec 1,2 million de personnes dans la rue selon la CGT, 465.000 selon la police, les manifestants étaient vendredi cinq fois plus nombreux à battre le pavé que lors de précédents défilés du 1er mai, mais deux fois moins qu'aux deux précédentes journées d'action en janvier et en mars.
François Chérèque, le patron de la CFDT, a salué un "1er mai exceptionnel en termes de mobilisation" et promis que l'unité des huit principaux syndicats français, décidée en janvier face à la crise, durerait encore de "nombreuses semaines".
Bernard Thibault, son homologue de la CGT, s'est dit convaincu que "tous les syndicats une nouvelle fois se mettront d'accord pour contribuer à ancrer cette protestation", mais Jean-Claude Mailly, le dirigeant de Force ouvrière, n'a guère rencontré d'écho en proposant de prolonger le mouvement avec une journée de grève.
Gérard Bon