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Selon la banque HSBC, les signes de stabilisation observés début 2009 sur le marché immobilier ne suffiront pas à infléchir la baisse des prix des logements neufs et anciens. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pélissier
PARIS (Reuters) - Les signes de stabilisation observés début 2009 sur le marché immobilier ne suffiront pas à infléchir la baisse des prix des logements neufs et anciens, estime la banque HSBC.
Dans une étude publiée lundi soir, l'économiste Mathilde Lemoine maintient sa prévision d'un recul de 5% pour les logements neufs cette année et attend un repli de 7% dans l'ancien.
Le recul des taux d'emprunt - d'un demi-point en 2009 en moyenne, prévoit HSBC - et les déductions fiscales ne compenseront pas la faible solvabilité des ménages et l'incertitude générée par la remontée du chômage, fait-elle valoir.
Les conditions de crédit resteraient en outre restrictives après avoir été fortement resserrées en 2008, ajoute-t-elle.
Dans l'hypothèse d'une stabilisation des ventes et des stocks au niveau actuel, HSBC anticipe un recul de 15% des mises en chantiers de logements neufs cette année, à 310.000 contre 370.000 en 2008 et 440.000 en 2007.
Selon les calculs de la banque, les secteurs de la construction et de l'immobilier pèseraient sur le produit intérieur brut à hauteur de 0,7 point de pourcentage cette année à comparer à un apport de 0,9 point en moyenne entre 2004 et 2007.
"La chute des ventes de logements neufs de près de 50% fin 2008 par rapport à fin 2007 et de 30% dans l'ancien ne doit pas laisser attendre une reprise rapide du marché immobilier," conclut Mathilde Lemoine.
Véronique Tison, édité par Yves Clarisse