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La confusion règne toujours dans les universités françaises

PARIS - La confusion régnait encore mercredi dans les universités françaises, où quatre mois de grève contre la réforme du gouvernement compromettent...

REUTERS |  RMC.fr  |  13/05/2009
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Confusion dans les universités
© Reuters La confusion règne encore mercredi dans les universités françaises, où quatre mois de grève contre la réforme du gouvernement compromettent la tenue des examens validant une année d'études tronquée. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau
PARIS (Reuters) - La confusion régnait encore mercredi dans les universités françaises, où quatre mois de grève contre la réforme du gouvernement compromettent la tenue des examens validant une année d'études tronquée.
Dans un entretien à paraître jeudi dans Le Figaro, François Fillon précise que le gouvernement étudie deux solutions pour les universités bloquées : le report des examens à septembre ou leur organisation en dehors de l'enceinte des facultés.
Le Premier ministre chiffre à six le nombre d'universités "qui ne sont pas aujourd'hui en mesure de faire passer les examens avant la fin du mois de juin".
Il réaffirme que "jamais, jamais", le gouvernement ne reviendra sur l'autonomie des universités.
Dans une tribune publiée mercredi dans Le Monde, six présidents d'universités touchées par le mouvement national contre la réforme défendue par la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, dénoncent une "situation grave".
"Il y a un risque réel de non-validation du semestre, donc de l'année, ce qui est aussi catastrophique pour les étudiants qu'ingérable pour nos administrations", écrivent les présidents des universités de Grenoble-III, Paris-VIII, Montpellier-III, Paris-X, Paris-IV (La Sorbonne) et Lille-I.
Après avoir dénoncé "l'obstination ministérielle" et évoqué "un sentiment d'amertume, de colère, de rancoeur, voire de désespoir" dans les universités, ils demandent à Nicolas Sarkozy "des gestes d'apaisement vigoureux, radicaux et clairs".
Sur l'ampleur de la mobilisation, les chiffres varient.
Selon le collectif Sauvons l'université, "sur les 69 établissements qui ont répondu à notre demande de renseignements, 39 se déclarent encore en grève (totale, partielle ou perlée) et 23 connaissent des formes de blocage, dont 2 IUFM qui sont occupés".
Le ministère de l'Enseignement supérieur parle, lui, de "perturbations dans une petite dizaine d'universités" et qualifie de "difficile" la situation à Paris IV et Toulouse II.
"La reprise des cours est une tendance qui se confirme jour après jour et elle correspond à une tendance majoritaire des étudiants et de la communauté universitaire", a déclaré Valérie Pécresse lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.
"Nous serons extrêmement vigilants sur la qualité des diplômes qui seront délivrés", a-t-elle dit. "Il n'y aura pas de diplôme national délivré sans rattrapage des cours".
LA POLICE INTERVIENT À SAINT-ETIENNE ET MARSEILLE
Depuis le début de la crise, en janvier, le décret sur le statut des enseignants chercheurs a été réécrit et les suppressions de postes ont été gelées pour deux ans.
Une réunion sur la formation des enseignants, principale pomme de discorde avec le gouvernement avec la question des enseignants chercheurs, s'est tenue dans la matinée au ministère de l'Education nationale.
Le syndicat FSU a noté à l'issue dans un communiqué un "nouveau bougé, encore insuffisant" de la part du ministère.
Réunie à Marne-la-Vallée, la coordination nationale des universités (CNU) a apporté son soutien à "toutes les décisions prises par les équipes pédagogiques pour valider les semestres".
"Notre souci principal c'est que l'incroyable surdité du gouvernement ne se retourne pas contre les étudiants", a dit Nicolas Schapira, porte-parole de la CNU.
La coordination préfère parler de validation de semestre plutôt que d'examens, "le terme du pouvoir pour dire que tout est redevenu normal", dit Nicolas Schapira.
Cette validation pourrait passer par un aménagement de l'évaluation, une restriction des programmes, la transformation des épreuves ou la neutralisation pure et simple des semestres, comme ce qui semble dessiner à La Sorbonne.
Des assemblées générales se sont encore tenues mercredi, à Lyon II et Grenoble III notamment.
Les forces de l'ordre sont intervenues dans la matinée à Saint-Etienne pour empêcher des affrontements entre étudiants pro et anti-blocage et permettre l'accès aux salles de cours.
Dans l'après-midi, à Marseille, la police a évacué en douceur une centaine d'étudiant de la faculté de sciences Saint-Charles, qui avait voté la poursuite du mouvement.
Elizabeth Pineau, Laure Bretton et Sophie Louet, avec Catherine Lagrange à Lyon et Jean-François Rosnoblet à Marseille, édité par Yves Clarisse

Réactions à: **catégorie**

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Par giorgia - le 14/05 à 12:11
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Prof

En laissant pourrir, on tue l'université...Plus de clients, plus besoin de profs. Que des économies...L'étudiant à tout à y perdre, le prof aussi. L'image des facs était déjà calamiteuse avant, alors maintenant...
Par joker29 - le 14/05 à 12:10
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une université meilleure

Lorsque je lis les avis postés, je me rend compte de l'hostilité vis à vis des bloqueurs. Je fais moi aussi partie de ceux qui pensent que le blocage n'a plus d'utilité aujourd'hui...Cependant j'aimerai aussi que les gens qui critiquent cette situation voient un peu plus loin que ce que le gouvernement veut bien nous dire. Avez-vous entendu Pécresse précisément parler de la réforme? Non, on préfère mettre l'accent sur des dérapages de quelques individus;C'est prendre les étudiants pour des chèvres:pro blocage ou non, la réforme ne passe ni chez les profs, ni auprès des présidents et encore moins auprès des étudiants. La méthode de désinformation du gouvernement est bien connue de tous et sur plusieurs sujets:moins on en sait, moins on fait de grabuge..."DEFENDONS NOTRE UNIVERSITE" serait les mots justes, et si on en est là ce n'est pas juste parce que les gars de la fac sont des paresseux ou fauteurs de trouble;Par ailleurs demandez aux profs étrangers ce qu'ils pensent de tout celà...Ils ont l'expérience de cette réforme, et pourront vous dire à quel point l'application en est abérante. Licence Mac Donald (Angleterre) ou le déterminisme social à grand pas :)
Par ginettttttt - le 14/05 à 10:24
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CEST JUSTE

de faire de nouvelles structures depuis 20 ans , on ne pouvait plus rester avec 30 ans de retard
Par exétudiant - le 14/05 à 8:39
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piquet de grève

Vous avez été étudiants comme moi . Alors qui voyait-on dans les acharnés des piquets de grève ? Des têtes inconnues bien souvent, et qu'on ne voyait jamais en cours . Et pourquoi ? Parce la grève leur donne bonne conscience, ces jours ils sont comme tout le monde personne ne travaille . Ils ne culpabilisent pas et si en plus on annule les exams , c'est le top pour eux .
Par arséne menhir - le 13/05 à 20:12
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le but final...

le but final de ces bloqueurs est de semer le plus de troubles possibles afin qu'une grande partie des français fasse comme en 1968 ... c'est mon sentiment....en 68 on a voulu renverser de gaulle et en 2009 on veut renverser sarkozy....ne vous leurrez pas ce n'est pas la même époque , il y a dans notre pays une majorité de personnes qui n'apprécient pas le ''foutoir'' mais préférent apporter des valeurs à la nation afin qu 'elle soit forte en ces temps difficiles.
Par mwa - le 13/05 à 18:34
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La faute à la Présidence!

Etant étudiant en fac de droit à St-Etienne, j'ai entendu votre reportage aux infos de 18h. Il faut savoir que la Présidence est en grande partie responsable de cette situation. En effet, aucun message n'a été envoyé aux étudiants pour rendre compte de l'aboutissement de l'assmblée générale tandis que les enseignants ont été prévenus dans la soirée. De ce fait, les anti-bloqueurs sont arrivés ce matin à 8 ou 9h, ce qui a crée un climat de tension évident pouvant être évitable grâce à une meilleure information. De plus, il faut savoir que les étudiants grévistes maintenus à l'intérieur de l'université ont détérioré les batiments et ont notamment détruit des distributeurs, faisant exploser une canalisation d'eau. A un moment où la sitution est confuse, la Présidence "marche sur la tête" sans prendre de décisions cohérentes, disant "ne pas tenir compte d'une AG de 200 votants" ce matin même dans les journaux mais ne faisant rien pour apaiser ce climat détestable entraînant l'intervention (pour l'instant calme) des forces de l'ordre.
Par aaabbb - le 13/05 à 16:44
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fini la récrée

On commence d'abord par cesser de payer la bourse aux bloqueurs et ne plus payer les salaires ou une partie des profs grévistes puis débloquer les facs en utilisant la force publique.
Par arséne menhir - le 13/05 à 14:35
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blocage lamentable

lamentable ces blocages d'universités !d'un coté des "étudiants" bloqueurs qui ne seront jamais satisfaits des réformes et qui seront toujours là pour mettre le "bordel" mais qui ont leur avenir assuré : rmi et receveurs d'aides sociales (merci à ceux qui travailleront pour eux...) et de l'autre coté des étudiants soucieux de leur avenir que l'on empêche de travailler...personnellemnt je préfére la deuxiéme catégorie .
Par CaptainMurk - le 13/05 à 16:06
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Je plussoie!

Moi aussi je prefere la seconde catégorie. D'ailleurs je favorise la suppression de toutes ces aides qui étouffent les familles moyennes...
Par CaptainMurk - le 13/05 à 13:47
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Véridique!

Bonjour, j'aime beaucoup votre "affrontements entre étudiants pro et anti-blocage et permettre l'accès aux salles de cours." Cela résume assez bien: -etudiants anti-blocage: ceux qui veulent bosser, obtenir leur diplome dans des conditions normales et ainsi trouvé un metier normal(en gros ceux qui ont compris qu'ils étaient la pour étudié et non pour se chauffer dans un amphi). -etudiant pro: ceux qui veulent que ca dur, un peu comme si le fait d'etre un bloqueur (je ne dirai pas etudiant car la plupart n'en sont pas) est un peu comme une profession (d'emmerder les autres) pour certain... Tres bien trouvé, j'adorre :)
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