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Benoît Hamon a décidé de rester à son poste de porte-parole du Parti socialiste, malgré sa défaite aux élections européennes de dimanche dernier qui le prive de son unique mandat électif. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Rossignol
PARIS (Reuters) - Benoît Hamon a annoncé mardi qu'il avait décidé de rester à son poste de porte-parole du Parti socialiste, malgré sa défaite aux élections européennes de dimanche dernier qui le prive de son unique mandat électif.
L'eurodéputé sortant a précisé à son arrivée au conseil national du PS, à Paris, avoir demandé à Martine Aubry, premier secrétaire du parti, de s'occuper, en plus, du "rassemblement de la gauche".
En parallèle, le quadragénaire jeune père de famille cherchera du travail dans le secteur privé.
Avant l'annonce de la débâcle du PS, dimanche, avec son deuxième plus mauvais score aux élections européennes depuis 1979 (16,48%), Benoît Hamon avait laissé entendre qu'il démissionnerait de ses fonctions.
"On ne peut pas plaider l'union de la gauche et quitter le navire", a-t-il expliqué à la presse avant le conseil national.
Opposé à tout "rafistolage" après la défaite socialiste de dimanche, il a plaidé pour la construction d'une "maison commune de la gauche" rassemblant "toutes les forces de la gauche".
"J'espère travailler à cela avec Martine Aubry, je lui ai parlé (...) de la volonté de fixer ce cap stratégique comme un cap indispensable. Comme porte-parole je veux désormais oeuvrer à cette espérance", a-t-il précisé.
"On reproche souvent aux responsables politiques d'être des cumulards, je vais être amené à vivre différemment et découvrir qu'on peut travailler dans le secteur privé et faire de la politique", a ajouté Benoît Hamon.
Ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), il a brièvement été chargé d'études à l'institut Ipsos avant d'intégrer le cabinet de Martine Aubry, quand elle a été nommée ministre des Affaires sociales de Lionel Jospin.
Le courant interne au PS qu'il dirige avec Henri Emmanuelli fait partie de la majorité de direction de Martine Aubry.
Laure Bretton, édité par Yves Clarisse