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Le député de l'Aisne apparenté socialiste René Dosière, qui épluche depuis des années le budget de l'Elysée, dénonce le manque de transparence et l'augmentation considérable de celui-ci en 2008. Selon ses observations, les crédits de la présidence de la R
PARIS (Reuters) - Le député apparenté socialiste René Dosière a dénoncé mardi le manque de transparence et l'augmentation considérable du budget de l'Elysée en 2008 mais la présidence de la République juge ces critiques infondées.
Dans un document présenté à la presse, le député de l'Aisne, qui épluche depuis des années le budget de l'Elysée, a expliqué que les crédits de la présidence de la République avaient augmenté de 18,5% l'an dernier pour atteindre 113,182 millions d'euros alors que le budget de l'Etat n'a augmenté que de 2,8%.
"Les promesses d'économies et de transparence ne sont pas tenues", a-t-il dit. "Les restrictions budgétaires imposées aux administrations de l'Etat ne s'appliquent donc pas aux services de la présidence de la République."
L'Elysée a jugé ces accusations infondées.
"Le compte-rendu d'exécution du budget 2008 (...) est totalement sincère et transparent. M. Dosière a de toute évidence préféré la polémique avec la volonté de porter des accusations qui se révèlent totalement infondées", déclare la présidence dans un communiqué.
Selon René Dosière, les crédits de fonctionnement ont augmenté de 21,7%, "soit un rythme sept fois supérieur à l'évolution du budget de l'Etat" tandis que les charges de fonctionnement, comme les frais de réception, sont en augmentation de 51,2% par rapport à l'année précédente pour atteindre 26 millions d'euros.
De même, les frais de déplacements, avec un montant de 16,3 millions d'euros, ont augmenté de 26,3%, les seules dépenses en réduction étant celles concernant les aides sociales accordées traditionnellement aux personnes en difficulté avec une baisse de 33,6% par rapport à 2007, a poursuivi René Dosière.
Pour ce dernier, les engagements pris à l'automne dernier par le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, de davantage de transparence du budget de l'Elysée n'ont pas été tenus.
"En réalité, cette transparence elle est très particulière, partielle et anecdotique. Elle n'est pas du tout significative de la réalité des dépenses", a-t-il déclaré.
Pour le député apparenté PS, "ce que fait l'Elysée c'est de la politique de communication, pas de l'analyse budgétaire. Ce sont des phrases, les résultats on ne les voit pas".
Pour l'Elysée, les dépenses "ont été maintenues dans l'enveloppe qui avait été attribuée" à la présidence de la République.
L'Elysée souligne que la dotation initiale de 110 millions d'euros a été complétée en 2008 par des produits propres qui sont supérieurs à ceux des années précédentes à deux titres en particulier.
"D'abord, les intérêts financiers de l'année sont plus élevés en raison de l'augmentation du budget de la présidence du fait de la consolidation de ses comptes", écrit-il.
"En outre, s'y sont rajoutées les charges remboursées dorénavant par les conseillers (logements de fonction, plateaux repas, cartes de voeu)", ajoute le communiqué.
Concernant les effectifs, l'Elysée assure que l'effectif global qui était de 1.031 au 31 décembre 2008 "a été ramené aujourd'hui à 953."
L'Elysée souligne que depuis le mois de septembre 2008, ces comptes font l'objet d'un examen permanent de la Cour des comptes dont le rapport sera publié le mois prochain.
Emile Picy, édité par Yves Clarisse