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Le grand emprunt national sera lancé début 2010

par Emmanuel Jarry PARIS - Le gouvernement français lancera début 2010 l'emprunt annoncé par le président Nicolas Sarkozy pour financer des...

REUTERS |  RMC.fr  |  28/06/2009
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Le grand emprunt national sera lancé début 2010
© Reuters L'emprunt d'Etat destiné à financer des priorités nationales sera lancé début 2010 à l'issue de consultations et d'une phase législative, a annoncé dimanche le Premier ministre, François Fillon. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau
par Emmanuel Jarry
PARIS (Reuters) - Le gouvernement français lancera début 2010 l'emprunt annoncé par le président Nicolas Sarkozy pour financer des investissements d'avenir, a déclaré dimanche le Premier ministre, François Fillon.
La concertation sur les priorités qui seront ainsi financées se poursuivra jusqu'à fin octobre, a-t-il dit lors d'une brève déclaration après un séminaire gouvernemental sur le sujet.
Les conclusions de ce débat seront tirées "dans la première quinzaine de novembre", a-t-il ajouté. "Il y aura alors soit une loi de finances rectificative, soit une loi de programmation au début de 2010 et, dans la foulée, l'emprunt (...) sera lancé."
Si ce calendrier est respecté, le lancement de cet emprunt coïncidera avec la campagne des élections régionales de 2010.
François Fillon s'est efforcé de donner des gages à ceux qui craignent, à droite comme à gauche, que cet emprunt national serve à dissimuler une nouvelle dérive des finances publiques.
Il a ainsi assuré que le gouvernement avait débattu des moyens de réduire les déficits structurels "sans basculer dans une politique de rigueur" et engagerait une nouvelle phase de réduction des dépenses publiques, de maîtrise des dépenses sociales et de rationalisation des dépenses des collectivités locales, parallèlement au lancement de l'emprunt.
Il a également laissé entendre que le gouvernement ferait appel à des cofinancements privés pour compléter les sommes levées sur le marché ou directement auprès des Français.
Des priorités nationales définies au cours des trois prochains mois devront découler des projets "ciblés", "en petit nombre" et "structurant", avec une rentabilité financière et socio-économique "clairement appréhendable", a-t-il dit.
Ces projets "devront associer le plus possible des cofinanceurs externes pour démultiplier les efforts de l'Etat", a ajouté François Fillon, selon qui toutes les ressources de l'emprunt devront être affectées à des dépenses "clairement identifiées comme porteuses de croissance et d'emploi."
Il ne s'agit "en aucun cas" d'utiliser cet emprunt comme "une sorte de solution miracle" aux difficultés budgétaires, ni de financer des dépenses de fonctionnement, la création d'emplois publics ou un deuxième plan de relance, a-t-il assuré.
"Nous n'allons pas solliciter l'épargne des Français pour rénover des bâtiments publics, pour accroître les dépenses sociales ou pour financer les collectivités locales", a ajouté le Premier ministre. "Il s'agit de dessiner notre vision de la France de demain, c'est-à-dire de la France de l'après-crise."
VILLEPIN EST RÉSERVÉ
Le séminaire gouvernemental, qui s'est déroulé en présence du secrétaire général adjoint de l'Elysée, Xavier Musca, avait surtout pour objet de définir un calendrier et une méthode.
Il a permis de rappeler aux ministres qui ne l'auraient pas compris qu'ils ne devaient pas en attendre des ressources en plus pour des dépenses qui ne seraient pas "d'avenir".
En ce qui concerne le calendrier, Nicolas Sarkozy ouvrira mercredi à l'Elysée le dialogue sur les priorités stratégiques avec les partenaires sociaux, à l'Elysée.
Les commissions parlementaires de l'Assemblée et du Sénat seront mises à contribution, car c'est le Parlement qui devra décider, à l'automne, à la fois des priorités et des modalités de l'emprunt, a précisé François Fillon.
Des représentants de la société civile seront invités à participer à des séminaires thématiques avec les ministres concernés sur la croissance verte et le développement durable, l'université de demain, l'économie de la connaissance et le capital humain, la compétitivité de l'économie française, etc.
Si aucun indice n'a été donné sur les modalités du futur emprunt, l'ex-Premier ministre Edouard Balladur, qui a lancé le dernier en 1993, a défendu l'idée d'un emprunt levé auprès des seuls particuliers pour les associer au redressement économique.
Autre ancien Premier ministre de droite, Dominique de Villepin, a en revanche émis des réserves sur le principe même de l'emprunt public. "D'une façon ou d'une autre il faudra rembourser", a-t-il déclaré sur BFM.
Le chiffre de 80 à 100 milliards d'euros a été cité dans la presse. Mais le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, a jugé dimanche ce chiffre "trop important".
D'après un sondage OpinionWay, 56% des Français sont opposés à un emprunt. Selon l'Ifop, 82% n'envisagent pas d'y souscrire.
Avant même d'être lancé, cet emprunt suscite en tout cas des dissonances au sein de la direction du Parti socialiste.
Pierre Moscovici, tout nouveau dirigeant du pôle économie du PS, a estimé qu'il fallait en tirer "le meilleur", même si ce n'était pas une idée "extraordinaire", tandis que le secrétaire national Michel Sapin a dénoncé une "grande illusion".
Avec Laure Bretton

Réactions à: **catégorie**

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Par manou2 - le 29/06 à 11:01
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emprunt national

Avant d'emprunter encore et encore, commençons à faire des économies : ex : j'ai signé la pétition sur internet pour que le concert de Johnny n'est pas lieu le 14/07 prochain. Cela va nous coûter environ 2 millions (impôts)! Quelle ironie pour quelqu'un qui a quitté la France pour ne plus en payer !!!et peut-être réviser les salaires des politiques : ils devraient montrer l'exemple surtout en temps de crise au lieu de solliciter les français qui ont déjà pour la plupart du mal à boucler les fins de mois. Je commence à croire qu'ils n'ont pas la même façon de voir les choses que "le peuple" français. Parlons-nous la même langue ? Je suis convaincue que les français trouveraient leur geste plus qu'honnorable ! et cela démontrerait que les politiciens témoignent de l'attention aux français. Un bon moyen selon moi de "ressensibiliser" les français sur la politique et de croire (à nouveau) en ceux qui nous gouvernent.
Par youli - le 29/06 à 9:13
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NB Désolé

Pour la faute d'ortho
Par patrick 25 - le 29/06 à 6:59
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solidarite

si tous les politiques divise par deux leurs remunerations je suis ok pour investir dans l'emprunt
Par youli - le 29/06 à 9:11
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Je souscrit

La priorité effectivement commence pat là c'est tellement évident que tout le monde le répète et pourtant rien n'y fait. Si les sondages exprimés laissent entendre que 83 % des Français sont hostiles à un emprunt et 17 % pour, c'est quelque part qu'une minorité à les moyens d'y souscrire. Cela dit ce n'est pas le pourcentage exact de la répartition des richesses et il y aura encore, malheureusement de modestes gens qui se feront enfler par leur banque. Reste à définir quel sera le taux de rémnération net après frais de gestion et (c'est en plus) droit de gardes, et retenues CSG CRDS et autres à venir pourquoi pas? Rien n'est acquis à la souscription sur l'évolution des retenues.
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