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A Téhéran, la salle où ce déroule le procès d'Iraniens modérés accusés, tout comme la Française Clotilde Reiss, d'avoir participé aux troubles politiques ayant suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad. La Grande-Bretagne a vivement c
LONDRES/TEHERAN (Reuters) - La Grande-Bretagne a vivement critiqué samedi le procès d'un employé iranien de son ambassade à Téhéran, qu'elle a qualifié de "scandale" qui remettait en cause des assurances données à Londres par de hauts responsables iraniens.
Hossein Rassam est jugé depuis samedi à Téhéran avec des Iraniens modérés et la jeune Française Clothilde Reiss, qui sont accusés de participation aux troubles politiques ayant suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad.
Le Foreign Office a fait savoir que l'ambassadeur de Londres en Iran réclamait d'urgence des éclaircissements sur le procès.
"Nous déciderons ensuite de la réponse à apporter à ce nouveau scandale", a dit une porte-parole du ministère britannique.
Selon l'agence officieuse Fars, Hossein Rassam est jugé pour espionnage, ce qui le rend passible de la peine de mort, et il aurait reconnu devant le tribunal que le Royaume-Uni était impliqué dans les troubles.
"C'est complètement inacceptable et cela contredit directement les assurances que nous avaient données de hauts responsables iraniens", a dit la porte-parole du Foreign Office.
"Nous condamnons ces procès et les prétendus aveux de prisonniers dont les droits les plus élémentaires n'ont pas été respectés", a-t-elle ajouté.
Selon l'agence nationale iranienne Irna, Rassam a déclaré que les informations recueillies par l'ambassade sur les troubles postélectoraux avaient été transmises à Washington.
"Comme le gouvernement américain manque d'installations pour surveiller les événements en Iran, et en raison des relations étroites de Washington et Londres, l'ambassade britannique à Téhéran a envoyé à Washington les précisions qu'elle avait recueillies sur les troubles électoraux", a-t-il dit d'après Irna.
Avant sa libération sous caution en juillet, Hossein Rassam était détenu sous l'inculpation d'incitation aux troubles, avec huit autres employés iraniens de l'ambassade, tous libérés depuis.
Parisa Hafezi, avec David Milliken à Londres, version française Clément Guillou et Philippe Bas-Rabérin