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PARIS (Reuters) - Une trentaine d'organisations dénoncent la préparation d'un "charter" franco-britannique visant à reconduire mardi à Kaboul des clandestins arrêtés dans les deux pays, notamment dans la région française de Calais.
Les associations de défense des immigrés et des droits de l'homme jugent "inacceptable" de reconduire les réfugiés dans un pays en guerre, l'Afghanistan, où les conditions humanitaires et de sécurité ne cessent de se dégrader.
"La France et la Grande-Bretagne tentent, comme au mois de novembre 2008, une opération conjointe. L'Afghanistan est un pays en guerre. Il est inacceptable d'y renvoyer ceux qui s'en sont enfuis à la recherche d'une protection en Europe", écrivent-elles dans un communiqué.
Elles soulignent que les tribunaux français ont remis en liberté 130 des 138 Afghans qui avaient été interpellés le 22 septembre, en vue de leur éloignement, "lors de la 'fermeture' spectaculaire de la 'jungle' de Calais", une zone dans laquelle se rassemblaient les candidats à l'immigration au Royaume-Uni.
"Ces juridictions ont mis en évidence l'inanité de cette opération médiatique et ont rappelé le respect du droit et des libertés fondamentales des personnes", disent les associations.
Gérard Bon, édité par Yves Clarisse