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PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot ont déploré dimanche la polémique ayant visé dans la semaine le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, prenant le contre-pied d'une partie de la gauche française.
Jeudi, le ministre de la Culture a dû s'expliquer sur TF1 sur des passages de son livre "La Mauvaise Vie", paru en 2005, relatant selon le Front national et certains membres du Parti socialiste des expériences de tourisme sexuel.
"On sort ça quatre ans après avec une citation truquée et aussitôt sort l'armée des jeteurs de pierres. Ca, c'est inacceptable", a dit sur Europe 1 le fondateur du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon.
"Je ne suis vraiment pas quelqu'un qui a la moindre complaisance pour Frédéric Mitterrand (...) Mais là où ça ne va plus, c'est quand on vient dans ce système infâme qui s'appelle le pilori", a ajouté ce transfuge du PS.
Le porte-parole du Nouveau parti anti-capitaliste (NPA), le trotskiste Olivier Besancenot, s'est dit "super emmerdé" par la polémique.
"Je ne suis pas son avocat, je ne suis pas son juge non plus", a-t-il dit sur Canal+.
Sur la même antenne, le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a salué les explications télévisuelles de Frédéric Mitterrand et dénoncé les socialistes ayant alimenté la polémique.
"Voir Benoît Hamon, en une semaine, passer de porte-parole du Parti socialiste à porte-parole de Marine Le Pen, c'est une régression redoutable", a dit l'ancien transfuge du PS.
Clément Guillou