Apparu : « Une expulsion, c'est toujours un drame humain »
Certains préfets auraient accéléré les expulsions locatives avant la trêve hivernale qui a débuté ce 1er novembre. Benoist Apparu, secrétaire d'État chargé du Logement, dément fermement.
La rédaction, avec Jérémie Marais-Bourdin & Co | RMC.fr | 02/11/2009
Plus d'expulsions locatives jusqu'au 15 mars. La trêve hivernale est en vigueur depuis ce dimanche 1er novembre. En France, près de 2 millions de ménages ont du mal à payer leur loyer. Parmi eux, 500 000 sont en situation d'impayés.
Les associations d'aide au logement s'inquiètent de l'augmentation des expulsions. Il y en a eu 12 000 l'année dernière. Une hausse de 150% en 10 ans selon la Fondation Abbé Pierre. Et tandis que l'association Droit au Logement (DAL) accuse certaines préfectures d'avoir accéléré les expulsions avant la trêve hivernale, Benoist Apparu, secrétaire d'État chargé du Logement et de l'Urbanisme dément vivement : « c'est faux. Soyons concrets, il y a eu plus d'expulsions évidemment ce dernier mois que depuis 6 mois. Tout simplement parce que les dossiers arrivent en fin de parcours, ils sont traités en fin de parcours et c'est évidemment avant le 1er novembre, avant la trêve. Par contre, il n'y a pas de consigne donnée aux préfets disant "virez-moi le maximum de personnes", ça n'aurait évidemment aucun sens. »
Protéger les « petits propriétaires »
« Une expulsion, c'est toujours un drame humain, poursuit Benoist Apparu. C'est toujours d'une grande violence. Parce que quand vous imaginez un gendarme qui vient à votre appartement à 6h du matin et qui vous dit "vous partez", c'est forcément un drame humain. La question que l'on doit se poser, c'est de savoir comment on peut mieux prévenir les expulsions et comment on les utilise véritablement en dernier recours. »
Défavorable à l'idée d'un moratoire interdisant les expulsions sur toute l'année, le secrétaire d'État chargé du Logement tente de se justifier, en soulignant le problème de la protection des petits propriétaires : « quand le loyer d'un petit propriétaire, par exemple un couple de personnes âgées qui a acheté un appartement pour se faire un complément de retraite, n'est pas payé, c'est un drame pour eux aussi. S'imaginer que tous les propriétaires sont tous des gens qui ont 500 logements et pour qui un de plus ou un de moins ne changerait rien, c'est faux. »
Pour écouter l'intégralité de l'interview de Benoist Apparu, cliquez ici.
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réactions
Par duballon - le 02/11 à 20:14
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le rôle de l'instruction civique et de
la politique
Bonjour,
Médiatiquement les expulsions "se vendent bien" du côté de ceux qui ne paient pas leur loyer "ces pauvres malheureux qui n'ont pas les moyens".
Apprendre aux jeunes voire aux moins jeunes à gérer un budget personnel voire familial où cela se fait-il?.
Quel est le rôle démagogique voire laxiste et incorrect des Juges face aux petits propriétaires?.
Pourquoi? parce qu'ils ne sont pas protégés ni politiquement ni lobbistiquement.
Même constatation pour les agences immobilières.
Je ne connais que des cas de locataires qui ont largement de quoi payer leur loyer mensuel et qui ne le paient pas sachant ce qui se passe dans les salles d'audience des Tribunaux.
Exemple: couples de locataires qui touchent plus de 360,00 € d'A.L. mensuelle et qui ne peuvent pas payer leur solde mensuel de 20,00 € et 50,00 € alors qu'ils ont largement les revenus pour payer 400,00 € par mois.
j'ai découvert que les dossiers afférents d'enquêtes sociales les concernant étaient complètement inexacts.
Cela dure depuis plus de 3 ans et pour ce petit propiétaire aujourd'hui il a plus de 20 000,00€ d'impayés. A Combien les juges condamneront-ils ces locataires à lui payer et quand?.
En 2003,une professeur capétienne titulaire lui devait 9 000 €., la Juge l'a condamnée 3 ans après son départ à payer 1 700,00 € à ce petit propriétaire.
Elle a payé en plusieurs fois.
Un bel encouragement pour les autres locataires à ne rien payer.
Est-ce là la meilleure façon de lutter contre l'injustice insupportable qui perdure dans ce service public contre le petits propriétaires?.
La dramatisation de l'iresponsabilité des uns, [qui pourrait être évitée], dessert la douleur des injustices faites aux autres.
Quant l'argent prend à ce point le dessus sur l'éducation la démocratie s'efface devant la Fricardocratie.
Par boubri - le 02/11 à 18:40
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Proprio:drame humain
c'est sans doute un drame, mais quand moi petit propriétaire ne perçoit pas le loyer de mon locataire (450€ pour 1 F3)qui aurait pu réglé le loyer(465€ pour 1 studio) de mon fils étudiant à 500km de chez nous, n'est-ce pas un drame pour nous?
La justice est faite de telle sorte qu'elle protége le locataire sans se soucier du propriétaire. Nous passons au tribunal le 2 déc. et nous savons qu'il ne se présentera pas, car à Montluçon le juge donne une seconde chance au locataire et le convoque 2 mois plus tard au minimun.
Il aura un avocat payé par l'état. En ce qui nous concerne nous rien ni personne ne nous défendra.
j'en ai marre.
Merci Mr Bourdin de m'avoir lu.
BOUBRI
Par myrtilles - le 02/11 à 18:48
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mauvaise foi
il est vrai que des gens qui se retrouvent au chomage se retrouvent avec des difficultés pour payer leur loyer.par contre certains qui ont les moyens ne payent pas et preferent depenser l'argent pour des loisirs.malheureusement la plupart sont des gens avec des enfants qui sont pratiquement inexpulsables et qui profitent de la situation.pas de pitié pour eux.c'est trop facile de profiter des failles dans les lois.
Par titan@ - le 05/11 à 8:14
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oui
tu as entièrement raison!!!c'est la vérité moi j'en connais ces gens là ne profites que du système!!