Futurs ingénieurs en formation en alternance à Auxerre : ils ne comprennent pas toujours les questions. Et en évaluation en fin de module Qualité, les copies sont imbuvables et bourrées (au Chablis) de fautes ! Pour moi (BAC technique + 2 ans de BTS Métallurgie en 1974 !), c'est scan-da-leux et l'origine, je vous le donne en mille : mai 68 ! ! ! jelobr 89.
Par Louisa-Marie - le 05/11 à 16:17
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C'est vrai !
Il y a déjà vingt-huit ans, mon époux faisait sa thèse en laboratoire de Physique, en même temps qu'un autre thésard, qui aurait dû lui être supérieur, dans la mesure, où mon époux était issu de l'université via les I.U.T, tandis que l'autre, faisait sa thèse de docteur ingénieur, étant sorti major de ladite école d'ingénieurs, l'une des plus prestigieuses de France, dans laquelle se situait ce laboratoire.
Lorsque mon mari a vu la thèse que l'autre devait présenter, il s'est dit que le gars, tout major qu'il fût, allait se faire retourner sa copie ! Pas de syntaxe, des fautes partout, le tout formant un magma incompréhensible. L'autre lui a demandé s'il voulait le relire, ce que mon mari a fait, et en fait, il lui a écrit et retapé toute sa thèse, par pitié.
Je ne sais pas ce que ce gars est devenu; mon époux lui, rédige très bien et il est depuis bientôt trente ans dans une très grande entreprise. Rapidement on lui confia des responsabilités, et il est reconnu expert international en son domaine.
Il se trouve que je suis romancière, et nos deux enfants ont une orthographe parfaite. Notre fille fut championne scolaire des Dicos d'or, et notre fils qui n'a jamais aimé l'école, même s'il a son bac scientifique, fut toujours lui aussi excellent en orthographe. Je crois que certains ont des facilités naturelles, toutefois, le niveau de l'enseignement n'est absolument plus le même, du reste tout fut fait pour déconsidérer notre langue ay profit de celle voulue universelle par le gouvernement mondial : l'anglais. Enfin, le grand nombre d'étrangers en France nuit à cet apprentissage, mais non pas du fait qu'il soient étrangers, seulement du fait de la mauvaise disposition d'esprit des familles concernées à l'endroit de notre culture, de notre civilisation et de notre langue. J'en donne deux preuves :
1) Je suis allée en classe dans une région ouvrière, et beaucoup d'enfants, environ la moitié, avaient des parents étrangers, la plupart issus d'Europe, mais quelques-uns algériens. Je précise que mes parents sont nés en France, de parents eux, étrangers mais européens. A part les filles algériennes venues trop âgées en France, je n'ai jamais vu des niveaux aussi bas en orthographe que maintenant, et pourtant, nous faisions de longues dictées, et la pire des copies de la classe ne comptait que quatre fautes. Les filles (écoles séparées à cette époque) d'origine soit polonaise, soit italienne, soit espagnole, avaient toutes de bons niveaux. Une algérienne, Nora, écrivait de superbes poèmes.
Au collège, la tendance fut la même.
2) Seconde preuve : Ma fille a connu son fiancé, sur internet, il y a maintenant sept ans. Ils sont tombés amoureux l'un de l'autre, mais voilà, il vivait en Arizona. Né au Chili, de père chilien, de mère allemande (fermiers allemands au Chili depuis le dix-neuvième siècle), il parlait donc trois langues. Il est d'abord venu en école d'architecture en Allemagne, puisqu'il avait la par sa mère, la nationalité allemande, avant de transférer son dossier dans une école française. Durant son année en Allemagne, seul, il s'est appris le français, aussi bien pour l'écrit que pour la langue parlée. Il est aujourd'hui en dernière année de cette grande école d'architecture. Les mémoires qu'il rend sont remarquablement rédigés sans aucune faute, et cela sans aucune n'aide ni de ma part, ni de la part de sa fiancée, et il obtient les meilleures notes qui soient, étant pour le moment major de promo.
Ceci pour dire, que le problème de la maîtrise du français est affaire :
1) de volonté de nos gouvernants de mettre l'accent sur notre langue; or, dans le cadre de la mondialisation, on veut faire disparaître notre langue au profit de l'anglais; 2) de la qualité de l'enseignement et des programmes, ceci découlant de cela; 3)De la réceptivité des enfants selon que les parents adhèrent ou non à notre culture et les encouragent ou non à maîtriser notre langue; 4) Des modèles donnés par les médias sur tous leurs supports; 5)De l'élitisme par l'exemple et la récompense des efforts et résultats comme moteur d'apprentissage, qu'en mai 68 on a décidé d'abolir. Je sais de quoi je parle, car les prix scolaires décernés en fin d'année scolaire, fut pour moi un moteur formidable, pourtant nous vivions dans la misère, la vraie.
En 1995, un professeur de Physique me disait que les étudiants en Deug, ne maîtrisaient pas notre langue et qu'il fallait leur ajouter des dictées test et des cours de français !
Vous le voyez, tout cela est voulu !
Ceci allant avec cela, depuis quand n'avez-vous pas découvert un vrai grand roman français ? Les grands romanciers existent, mais ils ne peuvent se faire éditer par les marques du monopole parisien. La perte de notre langue et de son attrait est organisée.
Par normanspinradiste - le 05/11 à 22:17
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mouais
Histoire assez jolie même si ce n’est pas très passionnant!
Quelques fautes mais rien de bien méchant!
Mais il est vrai qu’un texte sans fautes, ou avec peu de fautes, est plus agréable à lire!
Maintenant, que la langue anglaise supplante la langue française, c’est surtout la faute à notre histoire militaire et politique!
Pour ce qui est de la détresse des romanciers français, là je ne sais pas!
Les livres que je lisais plus jeunes n’étaient pas des livres d’auteurs français mais américains! Ce n’était pas la faute à nos gouvernants ou à la mondialisation, mais certainement par convenance personnelle! En même temps, il s’agissait de science fiction et d’anticipation!
Mais je suis certain qu’il suffirait que les gens lisent plus pour maitriser un peu plus leur français, la mémoire photographique aidant!
Pour finir je ne cautionne pas les propos de Jelobr stigmatisant mai 68! Ayant déjà eu l’occasion de lire certaines de ses "pensées", c’est plus une attaque mesquine contre la gauche qu’une réflexion pleine de bon sens!